La Côte-de-Beaupré est sur le point de déposer un projet de petite centrale hydroélectrique près du site de la chute Sainte-Anne. Il s'agit d'un projet piloté par la MRC de concert avec la municipalité de Saint-Joachim et en partenariat avec le Groupe Axor.
La MRC Côte-de-Beaupré pilote un projet de petite centrale hydroélectrique près du canyon de la chute Sainte-Anne. Le projet sera présenté le mois prochain à Hydro-Québec.
Une première rencontre publique a été organisée lundi soir. Le promoteur offre des garanties pour protéger le site touristique du canyon Sainte-Anne. La centrale ne sera pas visible par les visiteurs et le débit de la rivière sera contrôlé, affirme Simon Gourdeau, du Groupe Axor. « On s'assure qu'au niveau visuel lors des heures d'opération du parc, la chute n'est pas affectée, donc on a un débit esthétique qui est proposé, qui doit être maintenu en tout temps. Ce débit esthétique là a une priorité sur la production d'électricité, donc s'il n'y a pas assez d'eau disponible dans la rivière, la centrale est mise en arrêt », explique M. Gourdeau.
Jusqu'à présent, le projet semble bien accueilli sur la Côte-de-Beaupré. Les garanties données par le promoteur rassurent même la copropriétaire du canyon Sainte-Anne, Hélène McNicholl. « Les plans, à date, c'est très bien. On en est à finaliser des points très techniques avec la municipalité, avec le constructeur », fait-elle savoir.
Quant à Bernard Paré, président du CLD, il parle d'un excellent projet. Les retombées économiques seraient d'ailleurs importantes pour la région. Elles pourraient dépasser le demi-million de dollars par année.
Le préfet de la MRC, Pierre Lefrançois, mentionne que les redevances ainsi versées serviraient à créer un fonds régional qui serait réparti sur l'ensemble du territoire pour des projets spécifiques à caractère régional.
Le projet sera présenté à Hydro-Québec le 2 février dans le cadre d'un programme lancé il y a quelques mois pour des projets communautaires.
Hydro-Québec devrait annoncer les projets retenus en avril. Si le projet est retenu, il devra ensuite obtenir une série d'autorisations, dont celle du ministère de l'Environnement.