Labeaume ne veut pas payer pour les erreurs de Montréal

Régis Labeaume Régis Labeaume

Régis Labeaume réitère son désir de voir les règles d'attribution des contrats resserrées, mais du même souffle déplore que toutes les villes paient le prix des erreurs de Montréal.

Lors des audiences sur le projet de loi 76 sur le processus d'attribution des contrats des organismes municipaux, Régis Labeaume a demandé des mesures particulières pour Montréal.

Le maire de Québec a présenté mardi matin le mémoire de la Ville aux audiences sur le projet de loi 76 sur le processus d'attribution des contrats des organismes municipaux.

Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, veut punir plus sévèrement les entreprises qui voudraient faire de la collusion, ou manipuler les appels d'offres.

Le projet de loi 76 doit notamment permettre au gouvernement d'envoyer ses propres vérificateurs afin de scruter les dossiers municipaux et forcerait les villes à afficher sur Internet les attributions de contrats. Or, le maire Labeaume estime que cette mesure administrative sera trop lourde et ralentira la machine municipale.

Le maire de Québec souhaite par ailleurs des mesures spécifiques envers la Ville de Montréal.

« Comme c'est large, c'est étendu, il faut le faire pour tout le monde, je le comprends. Mais un moment donné, on n'est pas obligé de payer pour les autres. On pense bien faire nos devoirs et si c'est nous autres, tapez-nous sur les doigts si on fait mal notre travail, et faites une loi pour Québec, mais le mur à mur quand quelqu'un est pris en défaut, c'est achalant », déclare le maire Labeaume.

Le maire Labeaume a aussi demandé au ministre Lessard des sanctions plus sévères pour les entrepreneurs qui sont pris en défaut. Il souhaite par exemple que ces entrepreneurs puissent voir leur permis retiré. Régis Labeaume a de plus demandé la création d'une commission d'étude pour évaluer les coûts de construction.

Il a finalement réitéré son appui à une commission d'enquête publique sur la collusion dans le domaine de la construction.

Annuellement, la Ville de Québec accorde pour près de 400 millions de dollars en contrats.