Pour en finir avec le sida

VIH-sida-virus   © iStock

Lundi, à la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, des experts, réunis à Québec, ont alerté les autorités sur les dangers du sida. Ces derniers s'inquiètent de l'indifférence des gouvernements et des citoyens pour cette maladie, qui est pourtant en augmentation dans les pays développés.

Des experts, réunis à Québec, alertent les autorités sur les dangers du sida, qui continue de progresser au pays, malgré les progrès de la thérapie.

Les experts estiment qu'il se fait trop peu de travail de prévention auprès des jeunes, qui sont, disent-ils, de moins en moins informés sur le sida et les risques qu'ils courent en ayant des relations sexuelles non protégées, par exemple.

La recherche et le développement se poursuivent néanmoins pour freiner la propagation de la maladie. Aux dires du Dr Réjean Thomas, il en coûterait de 10 à 15 milliards pour éradiquer le sida d'ici les 30 ou 40 prochaines années.

« On dit que si on traitait tout le monde sur la planète, en 2040, 2050, il n'y aurait plus de sida, puisqu'il ne pourrait plus se transmettre. Deuxièmement, probablement qu'on devra traiter plus tôt que ce qu'on faisait avant », a affirmé le Dr Thomas.

Ce dernier note toutefois que pour traiter les patients plus tôt, il importe d'abord que ces cas soient dépistés à temps. En effet, selon le Dr Thomas, au Canada, 30 % des gens infectés par le VIH ignorent qu'ils le sont.

Quoi qu'il en soit, les recherches se poursuivent afin de mettre au point un vaccin qui permettrait de prémunir les gens contre la maladie. En attendant, la trithérapie, un traitement pour les gens atteints du sida associant trois antiviraux, s'avère efficace. Il est également désormais possible de prendre un médicament, dans les 24 heures, si on pense avoir été exposé au sida.