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Québec

Refonte de la financière agricole

David contre Goliath ?

Mise à jour le vendredi 20 novembre 2009 à 11 h 17

Élevage de porcs

Des porcs (archives)

La refonte des programmes de gestion des risques du gouvernement québécois suscite l'inquiétude des petits producteurs de porc.

Jeudi, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Claude Béchard, annonçait qu'il épongeait la dette de la Financière agricole de 1,03 milliard. Du même souffle, il augmentait l'enveloppe budgétaire annuelle de l'organisme à 630 millions de dollars sur cinq ans.

L'argent servira avant tout au maintien du Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) et le calcul des paiements sera dorénavant « basé sur les résultats des entreprises efficaces ».

Pour les petits agriculteurs, c'est précisément là où le bât blesse. En fait, ces derniers craignent d'être pénalisés, parce qu'ils sont moins productifs. « S'il dit que c'est nous qui mettons la pression sur l'assurance, c'est nous qui allons en écoper », a avancé le producteur de porcs André Chabot.

Pourtant, le ministre Béchard a spécifié qu'il souhaitait aider les petites entreprises agricoles et surtout, diminuer la production. « Il n'est pas normal au moment où le secteur du porc va très mal que le nombre de porcs produits au Québec continue d'augmenter », a-t-il relevé.

Québec instaure d'ailleurs un plafond de 7 millions de porcs assurables produits par année. À cet effet, André Chabot attend de voir comment cette réduction se concrétisera.

« Ça dépend, comment c'est appliqué. S'ils coupent 1 % à tout le monde, mes bâtisses sont là, les paiements sont là, les frais sont là, c'est sûr que ça ne vient pas aider. Ça vient nous rendre encore plus fragiles », a indiqué le producteur.

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