![]() Table de concertation sur la sécurité routière Vélo Québec claque la porteMise à jour le lundi 26 octobre 2009 à 12 h 17
Vélo Québec quitte la Table de concertation sur la sécurité routière pour s'opposer au port du casque obligatoire chez les jeunes cyclistes. L'organisme soutient que la ministre des Transports, Julie Boulet, s'apprête à légiférer à cet effet. Ses membres sollicitent d'ailleurs une rencontre avec la députée libérale afin de lui faire part de leur dissidence. « Ce dont les cyclistes ont besoin pour accroître leur sécurité ce n'est surtout pas le port du casque, mais c'est des aménagements permettant un juste partage de la route, des aménagements sécuritaires pour les cyclistes. C'est une réduction de la vitesse de la voiture en ville. C'est ça qui va contribuer à la sécurité des cyclistes », a défendu la directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau. L'organisme craint que cette contrainte incite certains citoyens à abandonner l'usage de la bicyclette. Ses représentants estiment également que la réglementation risque d'être extrêmement difficile à appliquer pour les autorités policières. Ainsi, selon Vélo Québec, il vaudrait mieux miser sur la promotion et la sensibilisation que de forcer les gens à adopter le port du casque. De son côté, le président de la Table de concertation sur la sécurité routière, Jean-Marie de Koninck, s'est dit particulièrement déçu de ce revirement. Ce dernier souhaite d'ailleurs que Vélo Québec réintègre la table de concertation pour la suite des discussions. M. de Koninck reconnaît toutefois que la ministre a effectivement envisagé d'imposer le port du casque pour les utilisateurs âgés de 12 à 14 ans. Aucune loi, note-t-il, n'a toutefois encore été adoptée à cet effet. Actuellement, au Québec, 40 % des cyclistes portent le casque. Console Audio-vidéo
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