Ultramar
La compagnie Ultramar presse le gouvernement du Québec d'adopter, avant septembre, un décret pour autoriser le début des travaux de construction du pipeline Saint-Laurent entre Lévis et Montréal-Est.
La compagnie presse Québec d'adopter, avant septembre, un décret pour autoriser le début des travaux de construction du pipeline Saint-Laurent entre Lévis et Montréal-Est.
Le projet accuse déjà un retard de 2 ans, qui serait attribuable, selon la compagnie, à l'opposition d'un propriétaire agricole de la région de Victoriaville, Mario Chrétien.
Ce dernier demande à la Cour supérieure du Québec d'interdire le passage du pipeline sur ses terres. Selon lui, d'autres solutions existent. Il refuse d'ailleurs de porter le blâme de l'échec éventuel de ce projet de 300 millions de dollars.
De son côté, Ultramar cherche à obtenir le feu vert du gouvernement et propose de gérer ce conflit de façon isolée.
« On dit au gouvernement : "Donnez-nous un décret en excluant cette terre-là. À ce moment-là, on va continuer nos discussions avec M. Chrétien. On va attendre la décision de la Cour du Québec et là, on verra" », a expliqué le porte-parole de la compagnie, Louis Forget.
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs entend toutefois prendre le temps d'évaluer correctement la situation avant de recommander l'adoption d'un décret.
« On regarde toutes les options par rapport à ça. Normalement, les dossiers doivent être complets, alors que dans ce cas-ci il y a encore un enjeu en suspens », a noté le sous-ministre adjoint Jacques Dupont.