Gazprom se désiste

Maquette du projet Rabaska Maquette du projet Rabaska. (archives)

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé qu'il se retirait du projet de terminal méthanier Rabaska dans la région de Québec. Le patron de Gazprom, Alexei Miller, a affirmé qu'il ne comptait plus investir dans le projet évalué à 840 millions de dollars.

Le géant gazier russe Gazprom se retire du projet de terminal méthanier Rabaska dans la région de Québec.

La nouvelle du retrait de Gazprom du projet de terminal méthanier Rabaska circulait depuis vendredi. Elle avait notamment été rapportée par le International Oil Daily.

Rappelons que l'entreprise russe s'était jointe l'année dernière au consortium formé par Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France.

Les promoteurs du projet affirment cependant que le retrait de la société russe ne compromet pas sa réalisation. Même s'il se retire, Gazprom pourrait tout de même approvisionner le terminal de Rabaska en gaz naturel.

Un retrait accueilli avec joie

Les opposants au projet Rabaska se réjouissent de la nouvelle du retrait du géant russe.

Le collectif Stop au méthanier voit d'ailleurs dans la décision de Gazprom un prélude à l'abandon pur et simple du projet. Ce regroupement de citoyens et de groupes environnementaux demande maintenant à Gaz Métro de mettre fin définitivement au projet.

De son côté, Gaston Cadrin, président du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu et auteur du livre Rabaska : Autopsie d'un projet insensé, estime que la décision de Gazprom n'a rien de surprenant.

« Je pense que, de plus en plus, ce projet bat de l'aile puisqu'il y a la crise économique, bien sûr. Il y a le prix du gaz en Amérique du Nord qui est de 4 $ du 1000 pieds cubes alors qu'il est de 12 $ en Europe ou l'équivalent [...] On compte sur un projet dont la faisabilité n'a pas encore été démontrée. Donc, je pense qu'il y a très peu d'espoir », dit-il.