Primes d'été
Maigre compensation
Mise à jour le jeudi 25 juin 2009 à 14 h 16
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La diminution des budgets alloués par le ministère de la Santé et des Services sociaux aux centres hospitaliers, a forcé ces institutions à sabrer les primes d'été : un bonus financier offert au personnel infirmier afin de les inciter à travailler davantage. Une décision qui soulève l'indignation des infirmières de Québec.
Au Centre hospitalier affilié universitaire de Québec (CHA), le budget a fondu de moitié, ce qui oblige l'institution à diminuer la période d'octroi des primes.
« On ne sait pas combien de temps on va pouvoir tenir; trois ou quatre semaines, on ne peut pas le dire présentement », a déploré la porte-parole du CHA Geneviève Dupuis, pour ensuite préciser que les versements ne débuteront qu'à la mi-juillet.
Au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), les primes estivales seront versées jusqu'à la fin du mois d'août, mais seuls les employés qui travaillent la fin de semaine pourront en profiter. Un incitatif qui risque peu de porter ses fruits, selon la porte-parole syndicale Nancy Bédard :
« Ce sont des conditions très peu attractives pour ces gens-là. Pourquoi donner des disponibilités supplémentaires avec ces primes-là? »
Qui plus est, les primes estivales ne seront pas automatiquement accordées au personnel qui fait des heures supplémentaires. Les conditions d'éligibilité sont, en effet, resserrées. Ainsi, l'infirmière qui travaille la nuit et dont le quart de travail se prolonge en début de journée ne pourra plus désormais profiter d'une prime d'été.