Université Laval
L'Université Laval rapatrie ses employés et ses élèves actuellement au Mexique. Une dizaine d'étudiants et d'enseignants participent à un échange interuniversitaire au Mexique depuis quelques semaines. En début de semaine, l'Université Laval annonçait un moratoire pour tous les déplacements futurs de ses employés et de ses élèves vers le Mexique.
L'Université Laval ordonne le retour d'une dizaine de personnes actuellement au Mexique pour tenter d'éviter qu'elles ne soient contaminées par la grippe A. Au Québec, un premier cas a été confirmé dans la région de Montréal.
La direction prend cette fois une mesure supplémentaire et ramène d'urgence au pays ceux qui étaient déjà sur place.
La direction de l'Université a pris cette décision mercredi soir en raison du niveau d'alerte de la grippe porcine, maintenant appelée grippe A (H1N1), qui a été haussé par l'Organisation mondiale de la santé. L'OMS a déclenché mercredi l'alerte de niveau 5, l'avant-dernier échelon signifiant qu'une pandémie est imminente.
Le personnel et les étudiants qui rentreront du Mexique devront se soumettre à une certaine forme de quarantaine, indique Sylvain Allaire, directeur adjoint de la Santé et de la sécurité au travail à l'Université Laval. Il explique que non seulement les personnes visées devront contacter le centre de santé de l'Université Laval dès leur retour, elles devront aussi s'abstenir de se présenter au travail ou de fréquenter le campus durant une période de sept jours.
Les personnes visées devraient être de retour au pays d'ici samedi.
Par ailleurs, sans céder à la panique, la population de la région semble se préparer à faire face à une éventuelle pandémie de grippe A. Les patients questionnent leurs médecins, notamment sur la nécessité de se procurer des antiviraux. Le pharmacien André Fortier rapporte, pour sa part, une augmentation de la vente de masques protecteurs servant à filtrer les particules.
Au Québec, un premier cas de grippe A a été confirmé jeudi. Quatre cas suspects faisaient l'objet d'une investigation. Toutefois, la Direction de la santé publique n'entend pas se prononcer sur les cas suspects. Elle ne rend publics que les cas confirmés.