Encourager la formation

Médecin de famille

Les Facultés de médecine devront former davantage d'omnipraticiens, selon le ministre québécois de la Santé, Yves Bolduc. Actuellement, 20 % à 25 % des Québécois n'ont pas accès à un médecin de famille.

Le ministre de la Santé souhaite que les Universités forment autant de médecins de famille que de spécialistes.

Le ministre qualifie la situation de sérieuse. « Je qualifierais presque de crise dans laquelle la plupart des intervenants s'entendent pour dire qu'il va falloir agir de façon urgente », affirme le ministre Bolduc.

Yves Bolduc souhaite que les Universités forment autant d'omnipraticiens que de spécialistes, ce qui n'est pas le cas actuellement. À l'Université Laval par exemple, 60 % des étudiants optent pour des spécialisations, tandis que 40 % songent à se consacrer à la médecine familiale.

Selon le doyen de la Faculté de médecine, le Dr Pierre Durand, cela n'a rien d'étonnant. « Les conditions de pratique et de rémunération du médecin de famille ne sont pas compétitives avec ce que le médecin spécialiste peut avoir et nos étudiants ne sont pas fous, ils voient bien ces choses-là », soulève le Dr. Durand.

Le président de la Fédération des omnipraticiens, le Dr Louis Godin, estime que pour attirer davantage d'étudiants en médecine familiale, il faudra rendre la formation plus attrayante et offrir de meilleures conditions aux futurs omnipraticiens. « Il faudra mettre sur la table des conditions où le médecin n'aura plus besoin nécessairement de travailler 70 heures par semaine et c'est sûr qu'il faut s'assurer que la rémunération soit concurrentielle », souligne-t-il.

Des discussions ont été amorcées avec les Facultés de médecine. Les Universités seraient favorables à ces changements, mais disent avoir besoin de temps pour s'ajuster.