Les conseillers disent oui

Conseil municipal de Québec Conseil municipal de Québec

Le Moulin à images sera présenté sur les silos de la Bunge pour les cinq prochaines années. Lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal, les élus municipaux ont voté majoritairement pour le contrat entre la Ville de Québec et Ex Machina jusqu'en 2013. Un seul conseiller, Pierre Blouin, du district des Châtels, a voté contre.

Lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal, les élus ont voté pour le contrat entre la Ville de Québec et Ex Machina jusqu'en 2013. La décision est généralement bien accueillie.

Le chef de l'opposition et les conseillers indépendants ont obtenu certaines des modifications qu'ils souhaitaient à l'entente, notamment que la part du financement de la Ville ne soit pas supérieure à 40 %. Le reste du financement proviendrait du gouvernement provincial et du privé. Aussi, aucune augmentation de taxes ne devrait être liée à la présentation du Moulin à images.

Le maire Labeaume cherchait depuis plusieurs jours à rallier l'opposition pour ce projet de présentation de 57 projections sur les silos à grain de la compagnie Bunge.

Bien qu'il a voté en faveur du projet, le chef de l'opposition, Alain Loubier, n'est toutefois pas entièrement satisfait de l'entente. « Il y a un risque important à tenir cet événement-là durant les cinq années proposées. On ne sait pas comment ça va aller puisqu'il n'y a pas de plan d'affaires malheureusement, donc il n'y a pas de prévision d'achalandage d'aucune espèce de façon. C'est un acte de foi qu'on fait », fait savoir M. Loubier.

Le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville, Alain Loubier Le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville, Alain Loubier

La conseillère indépendante de Montcalm, Anne Guérette, avait indiqué jeudi matin qu'elle voterait en faveur de l'entente avec Ex Machina, tout en déplorant la façon de faire du maire Labeaume.

« C'est comme ça que M. Labeaume fonctionne. Il nous amène les choses à la dernière minute et là, si on veut poser des questions, si on veut s'informer, il nous fait passer pour des personnes qui sont contre, ce qui est faux », avait-elle affirmé.

Devant ces critiques, le maire Labeaume a répondu que dans les circonstances, il n'avait pas le choix d'agir rapidement. « On travaille sur deux événements majeurs de classe mondiale. Faire ça en six mois pour que ça commence à la fin juin ou au début juillet, il faut que ça aille vite, et à un moment donné, ce qu'il nous reste à nous autres comme élus, c'est du jugement », a-t-il dit.

Une décision bien reçue

L'équipe d'Ex Machina attendait avec beaucoup d'impatience le feu vert des élus pour aller de l'avant avec le projet. La trentaine d'employés qui s'affairent déjà sur la nouvelle version de l'événement est soulagée. Les concepteurs indiquent avoir travaillé toute la semaine avec la Ville pour apporter quelques modifications au contrat pour le rendre plus acceptable aux yeux de l'opposition, souligne Jean-Pierre Vézina d'Ex Machina.

Pour leur part, les commerçants se montrent heureux de la reprise de l'événement au cours des prochains étés. Les commerçants du Vieux-Québec et de la place Royale ont enregistré de nombreuses retombées économiques liées à la présentation de la création de Robert Lepage l'été dernier.

Le ministre responsable de la région, Sam Hamad, a lui aussi salué la décision du conseil municipal.

En ce qui concerne les citoyens, le retour du Moulin à images est majoritairement bien accueilli au centre-ville de Québec, toutefois les résidents qui résident en périphérie ont des avis partagés sur la question des fonds publics investis pour un tel événement.

La porte ouverte pour le Cirque du Soleil

L'entente entérinée jeudi ouvre la porte à la présentation d'un spectacle gratuit du Cirque du Soleil à Québec. Mercredi, le maire de Québec a déclaré que si le Moulin à images ne revenait pas l'an prochain, la tenue d'un spectacle du Cirque du Soleil à Québec serait compromise.

Il s'agirait d'un spectacle en plein air, sous des bretelles de l'autoroute Dufferin-Montmorency, près du lieu de projection de l'oeuvre de Robert Lepage. Le Cirque présenterait cette création quotidienne, un projet de 20 à 30 millions de dollars, pendant 57 jours au cours des cinq prochains étés.

Le maire se dit toujours en négociations avec le Cirque du Soleil pour ce projet auquel quatre élèves et une trentaine de professeurs de l'École de cirque de Québec pourraient participer.

Une conférence de presse à ce sujet aura lieu mardi prochain. Le directeur général du Cirque du Soleil sera à Québec pour présenter le spectacle.