Le RMQ s'oppose au projet

Alain Loubier Alain Loubier

Le projet de Moulin à Images a du plomb dans l'aile. Les quatorze conseillers du Renouveau municipal de Québec (RMQ) s'opposent à ce que la Ville verse 4 millions de dollars par année pendant cinq ans à Ex Machina pour présenter ce spectacle multimédia, qui a fait courir les foules en 2008. « Ça, c'est l'équivalent de 5 % du compte de taxes », a fait savoir le chef du RMQ, Alain Loubier.

Les conseillers du Renouveau municipal de Québec s'opposent à ce que la Ville paye 4 millions de dollars par année pendant cinq ans pour la présentation du Moulin à images de Robert Lepage.

Ce dernier voudrait plutôt que ces 4 millions de dollars servent à l'amélioration des services offerts par la Ville. Toutefois, il refuse de préciser les services dont il parle.

Certains conseillers indépendants comme Jacques Teasdale affirment même que des membres de l'équipe Labeaume ont voulu monnayer son appui: « On m'a demandé, on m'a dit textuellement: "Si on vous donne beaucoup d'argent dans les arrondissements pour vos fêtes de district, vas-tu voter pour?" »

Toutefois, les opposants ne ferment pas la porte définitivement au projet, surtout si le maire accepte de réévaluer les impacts de celui-ci après un an.

Réaction de Régis Labeaume

Le maire a pris tout le monde par surprise en retirant son projet avant même d'en débattre. « On veut à tout prix éviter la chicane. Je pense que ça vaut la peine de prendre 2-3 jours pour convaincre l'opposition d'être avec nous », a-t-il déclaré.

Il affirme qu'il trouvera des commanditaires une fois que le conseil aura approuvé le projet. Selon lui, le Moulin à images serait un plus pour l'industrie touristique: « L'année touristique s'annonce catastrophique, le premier ministre l'a quasiment dit ce matin [lundi]. Il y a 30 000 emplois en jeu, il y a notre réputation, il y a notre lancée et on ne veut pas que ça casse. Alors, on se donne deux, trois jours pour convaincre l'opposition d'être d'accord avec nous autres. Un moment donné, dans la vie d'une communauté, il y a des affaires importantes, puis il y a la politique. Moi, je pense qu'on est dans les affaires importantes. »