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Québec Budget provincial

Pas d'unanimité à Québec

Mise à jour le vendredi 20 mars 2009 à 13 h 56

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a déposé son budget jeudi

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a déposé son budget jeudi

Le budget déposé jeudi est loin de faire l'unanimité dans la région de Québec. Aucune mesure spécifique propre à la région de Québec n'a été annoncée dans le budget de Monique Jérôme-Forget.

À l'exception de l'agrandissement du Musée national des beaux-arts, le budget ne fait référence à aucun des autres grands projets de la capitale nationale comme le Centre de foires, le Super PEPS ou le prolongement de la promenade Samuel-de-Champlain.

Les députés de l'opposition à Québec, Agnès Maltais du Parti québécois et Gérard Deltell de l'Action démocratique du Québec, estiment que la capitale est négligée dans ce budget.

« C'est la première fois que je ne vois ni la capitale, ni la métropole se faire nommer dans un budget », souligne Agnès Maltais.

« On sent qu'il n'y a pas grand-chose de précis pour la région de Québec », fait remarquer M. Deltell.

Des sommes additionnelles pour Québec

Le ministre responsable de la région, Sam Hamad, affirme que Québec sort gagnante avec ce budget. Le ministre maintient que les sommes sont disponibles pour les grands projets et qu'il en fera l'annonce bientôt. Sam Hamad veut rencontrer le maire Labeaume dès lundi pour clarifier les dossiers.

En attendant, le ministre Hamad indique que Québec reçoit des sommes additionnelles. « Pour la ville de Québec, on ajoute 12 millions, on dépense tout l'argent qui était pour le 400e, parce que le 400e est terminé, pour les fonds d'événements pour la ville de Québec et ça va servir pour le rôle de la ville de Québec comme capitale. »

Christian Goulet, président de la Chambre de commerce de Québec.

Christian Goulet, président de la Chambre de commerce de Québec

La Chambre de commerce de Québec ne s'inquiète d'ailleurs pas pour les grands projets de Québec. « Sincèrement, je crois que ces projets sont déjà à l'intérieur des budgets, sont déjà engagés, donc on devrait les voir arriver très bientôt », croit le président de la Chambre de commerce de Québec, Christian Goulet.

Il estime même avoir plutôt des raisons de se réjouir en raison des annonces touchant le développement économique. « Les nouveaux fonds qui sont mis en place, donc l'accès à de l'argent, c'est disponible, donc on est très heureux de ça pour l'instant », dit-il.

Pour sa part, le maire de Québec, Régis Labeaume, se réjouit aussi des mesures contenues dans le budget pour stimuler l'économie, comme la création d'un fonds de capital de risque et celles pour le financement de nouvelles entreprises. Le maire, qui déplorait que les gouvernements ne passent pas de la parole aux actes, dit maintenant avoir bon espoir que le provincial et le fédéral débloqueront bientôt les montants pour les travaux d'infrastructures.

Le chef de l'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec, Alain Loubier, ne partage pas l'enthousiasme du maire. Si le chef du RMQ salue la mise en chantier de 3000 logements sociaux, il déplore cependant le peu d'engagements concrets qui permettraient la réalisation de plusieurs projets majeurs.

Alain Loubier

Alain Loubier

Alain Loubier en attribue en partie la faute aux changements incessants dans les listes de priorités du maire. « Le maire en est à sa troisième liste de priorités depuis septembre. On pensait que sa dernière liste, celle qu'il a présentée au conseil municipal, était la bonne. Mais non, hier encore, il a annoncé de nouveaux projets. C'est peut-être normal que le gouvernement du Québec en vienne à se demander au sujet de sa capitale : What does Quebec want? »

Quant à elle, la région de Chaudière-Appalaches espérait vraiment que le gouvernement profite du présent budget pour corriger les iniquités fiscales entre les entreprises des différentes régions de la province.

Toutefois, il faudra encore attendre avant que Québec ne modifie son programme d'aide aux régions ressources, comme le précise le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard. « On a un comité de ministres qui travaille régions centrales, régions ressources, pour en arriver à un consensus sur un nouveau programme qui serait plus équitable, mieux réparti, pour moins jouer sur les frontières là où à quelques kilomètres, il y a des accès à 25 %, 30 % des crédits d'impôt et de l'autre côté, il n'y en a pas. Ça va s'en venir au cours des prochains mois », affirme le ministre.

Claudette Carbonneau

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Claudette Carbonneau (archives)

En ce qui concerne le secteur public, qui représente le tiers des emplois dans la capitale, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, n'est pas rassurée. Elle note qu'à compter de l'année prochaine, le taux de croissance des dépenses gouvernementales sera limité à 3,2 % « Ça, je regrette, mais c'est annoncer un train de compressions dans la fonction publique, dans le secteur parapublic », soulève Mme Carbonneau.

Le gouvernement a d'ailleurs annoncé qu'il continuera à ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.

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