Le projet de train rapide entre Québec et Windsor progresse. Les gouvernements du Québec, de l'Ontario et du Canada ont attribué un contrat 3 millions de dollars pour la réalisation d'études de faisabilité. Le consortium EcoTrain formé de cinq firmes spécialisées devra en fait mettre à jour les études qui ont été produites dans les années 70 et 80.
Les gouvernements du Canada, du Québec et de l'Ontario accordent un contrat de 3 millions de dollars pour la mise à jour des études de faisabilité sur le TGV Québec-Windsor.
Les études devront faire connaître les coûts et les retombées économiques du projet, les options de tracés, les impacts environnementaux et sociaux et les impacts sur les autres moyens de transport.
Cette annonce est accueillie favorablement par le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, qui est aussi président du comité stratégique sur l'accès à la région de la Capitale-Nationale. M. Brière soutient que le projet, qui jouit d'appuis politiques importants, a le vent dans les voiles. Il salue les efforts du maire de Québec qui a obtenu des appuis des maires des villes situées dans le corridor Québec-Windsor et du premier ministre Jean Charest.
Denis Brière soutient toutefois que la population devra être mobilisée pour convaincre Ottawa d'investir dans le projet. « C'est sûr que le gouvernement canadien, vu que ça concerne deux provinces, va avoir à débourser une grosse partie des frais pour le train. Si la population envoie un message très clair que le train est une priorité pour ce corridor-là, les politiciens vont avoir à répondre », dit-il.
Cependant, selon le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, le premier ministre Stephen Harper n'est pas très favorable au projet. Le gouvernement fédéral a déjà indiqué par le passé que le Canada n'était pas prêt pour les trains à grande vitesse.
Le consortium EcoTrain a un an pour mettre à jour les études de faisabilité.