Le maire de Québec, Régis Labeaume
La Ville de Québec va diriger une coalition de maires qui feront la promotion auprès des gouvernements d'un train à grande vitesse (TGV) dans le corridor Québec-Windsor. Lors de la séance du conseil municipal, lundi soir, le maire Labeaume a annoncé que Toronto, Windsor, Montréal, Laval et la communauté métropolitaine de Montréal se ralliaient au projet.
La Ville de Québec dirigera une coalition de maires de grandes villes qui feront la promotion d'un TGV dans le corridor Québec-Windsor.
Régis Labeaume a indiqué que la Société nationale des chemins de fer français, la SNCF, réalisera une étude d'impact socio-économique sur le projet de TGV Québec-Windsor. Les coûts de cette étude, qui s'élèvent à plus de 300 000 $, seront partagés entre les villes qui font partie de la coalition. Ainsi, Québec paierait environ 80 000 $ pour cette étude d'impact.
D'autres villes pourraient également s'ajouter au cours des prochaines semaines.
Le maire Labeaume a convaincu les maires de villes qui longent le corridor Québec-Windsor de l'importance du projet, mais pas l'opposition qui favorise plutôt un projet de tramway. Le conseiller du district des Faubourgs, Pierre Maheux, a souligné qu'il fallait d'abord assurer la mobilité des citoyens de Québec au quotidien. « Ce que je remarque, c'est qu'on peut féliciter le maire parce que grâce à lui, effectivement, tous ses projets marchent. Ça va prendre 55 minutes faire Québec-Montréal, et ça va prendre une heure faire Sainte-Foy-Beauport », a fait valoir le conseiller.
Le maire Labeaume maintient que le projet de TGV est prioritaire. « Pendant des années, on nous a dit qu'il fallait payer avec l'argent public une étude sur le tramway de 8 millions de dollars, 100 fois plus que ce qu'on va payer pour ça [l'étude sur le TGV]. Tant qu'à moi [sic], c'est 100 fois moins de résultats parce que le TGV, je pense que c'est majeur », a déclaré le maire.
Le maire Labeaume a par ailleurs reçu l'appui du chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, de passage à Québec mardi.
Près de 60 % de la population canadienne vit dans le corridor Québec-Windsor.