La Ville de Québec entend tout mettre en oeuvre pour calmer les inquiétudes des citoyens du secteur de Val-Bélair qui résident près de Shannon. Ces citoyens craignent la contamination de leur eau potable au trichloréthylène (TCE). La Ville de Québec souhaite rendre public le rapport hydrogéologique portant sur ce secteur. Elle demande à la Défense nationale de lui remettre une copie officielle du rapport d'ici deux mois.
La Ville de Québec compte rendre publics les résultats du rapport hydrogéologique sur la présence des TCE pour rassurer les résidents du secteur de Val-Bélair.
Ce document scientifique de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) n'a jamais été dévoilé officiellement.
Stéphane Boivin, officier des affaires publiques en environnement au ministère de la Défense affirme que le rapport pourra être rendu public au cours des prochaines semaines. La Défense nationale veut d'abord le transmettre à ses partenaires, afin qu'ils en prennent connaissance.
L'administration du maire Labeaume entend inviter les citoyens à une présentation publique du rapport en présence de son auteur et de son équipe.
La Ville de Québec maintient que son eau respecte les normes. Selon Raymond Dion, conseiller de Loretteville et responsable de l'environnement, s'il le faut, à partir de juin 2009, la Ville sera en mesure de raccorder directement les cinq puits le plus à risque sur son territoire à l'usine de traitement des eaux de Loretteville.
Un appel entendu
L'avocat des résidents de Shannon, Charles Veilleux (archives)
Entre-temps, une centaine de personnes ont jusqu'à maintenant répondu à l'appel de Charles Veilleux, l'avocat qui pilote le recours collectif intenté par un regroupement de citoyens de Shannon contre la Défense nationale.
Vendredi dernier, Me Veilleux a lancé un appel aux personnes qui ont résidé à Shannon au cours des 30 dernières années afin qu'elles se joignent au recours collectif. L'avocat estime que de nombreuses personnes ayant résidé à Shannon ont pu avoir développé des maladies en raison de la contamination de l'eau potable par le TCE.
Me Veilleux confirme avoir reçu au cours de la fin de semaine dernière une cinquantaine d'appels téléphoniques ainsi qu'une soixantaine de courriels. Certains des anciens résidents de Shannon, qui ont eu vent du recours collectif, habitent aujourd'hui en Alberta et au Manitoba.
Présentement, près de 1400 personnes prennent part à cette poursuite au civil.
Par ailleurs, le maire de la municipalité de Shannon, Clive Kiley, confirme que depuis la diffusion d'un reportage, jeudi soir dernier, à l'émission Enquête, la municipalité reçoit chaque jour des dizaines d'appels et de courriels de citoyens inquiets.
Il tient néanmoins à rassurer la population de la municipalité à propos de la qualité de l'eau potable. « On est branchés présentement sur le réseau d'aqueduc de la base militaire de Valcartier. On comprend que des fois, on peut avoir peur, parce que le puits est sur la base militaire, mais il est localisé dans un secteur où il n'y a pas de contamination », précise M. Kiley.