Police de Québec (archives)
La police de Québec est dans l'embarras. L'arme de service d'un policier devait être rangée en lieu sûr par un officier pendant son absence de quelques mois. Cependant, l'officier l'a égarée. Le pistolet 9 mm, une arme semi-automatique, a disparu à la Centrale de police et demeure introuvable depuis le 10 juin dernier.
Le pistolet de service d'un policier, qui devait être rangé en lieu sûr pendant son absence, demeure introuvable depuis plus de six mois.
L'inspecteur François Gingras, adjoint à la direction du Service de police de la ville de Québec, souligne qu'il s'agit d'un incident exceptionnel. « D'après nos registres, c'est une des premières fois qu'on perd une arme, dans la centrale ou même à tout endroit, il faut que ce soit rapporté immédiatement », dit-il.
La police de Québec a mené une enquête et l'officier a été accusé de négligence. Un comité disciplinaire s'est penché sur cet événement. Puis, la police a dû faire de nombreuses vérifications, notamment dans les bacs de récupération, les poubelles, mais toutes ces recherches se sont avérées vaines.
François Gingras estime que cette disparition est préoccupante pour la police, mais pas alarmante. L'arme a été égarée au poste de police même. Par contre, M. Gingras ne peut confirmer que l'arme s'y trouve toujours. C'est ce qui inquiète le syndicat des policiers. Jean Beaudoin, le président de la Fraternité des policiers de Québec, suit la situation de près. « L'arme, si le département de police ne l'a pas retrouvée, qui a l'arme présentement? Elle peut servir à des fins criminelles, c'est sûr que ce n'est pas sécuritaire pour personne », soulève M. Beaudoin.
L'inspecteur Gingras tente de se faire rassurant. Toutes les mesures ont été prises, indique-t-il. L'arme est enregistrée pour mieux la retracer. Le registre des armes à feu fait état chaque semaine d'armes volées partout au pays.