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![]() Québec Conflits à la Ville de Québec Labeaume lance un ultimatumMise à jour le lundi 10 novembre 2008 à 14 h 47
Le maire de Québec, Régis Labeaume, lance un ultimatum aux employés de la Ville dont les conventions collectives sont échues depuis près de deux ans. Il donne aux syndicats jusqu'au 1er décembre pour accepter ses offres. Si les employés refusent, le maire menace de réviser les offres salariales à la baisse. L'offre actuelle propose de diminuer la contribution au régime de retraite et au régime maladie de courte durée. Il ajoute qu'aucune rétroactivité ne sera versée pour les années 2007 et 2008. Régis Labeaume dit qu'il n'a pas le choix. Il soutient qu'il prend cette décision pour le bien des contribuables de la Ville, en raison de la crise économique qui prévaut. Cette décision a été prise par le comité exécutif. Or, elle a été prise sans que le conseil municipal ait été consulté. Le maire veut maintenant forcer les 37 conseillers à prendre position sur la question des négociations avec les employés de la Ville de Québec. Le chef de l'opposition, Alain Loubier, se dit convaincu que le maire Labeaume fait fausse route. « Avec la déclaration de M. Labeaume ce matin, j'ai l'impression qu'on s'engage dans un conflit ouvert avec les membres du personnel de cette ville. Je pense que c'est un conflit qui va faire des ravages et qui va provoquer des dommages collatéraux importants. Et ma principale crainte, c'est que les citoyens de cette ville deviennent les premières victimes de ce qui prend toutes les allures d'un conflit personnel entre monsieur le maire et les syndicats de cette ville », avance-t-il. Le chef de l'opposition souligne qu'il aurait aimé que les élus soient informés par le maire de cette stratégie d'ultimatum. Il dit ne pas apprécier le fait que les médias aient été informés avant les élus. Des syndiqués réagissent Déjà, le président du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon, a indiqué que si le maire cherche la confrontation, il va l'avoir. Quant aux représentants syndicaux des pompiers et des policiers, ils indiquent que pour eux, cela ne change rien puisque leur cause est en arbitrage. Console Audio-vidéo
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