Les entreprises en quête de personnel

main d'oeuvre

La région de Chaudière-Appalaches se dirige vers une importante pénurie de main-d'oeuvre. C'est le constat qu'ont dégagé Emploi Québec et la Conférence régionale des élus à la lumière d'une enquête sur les besoins de main-d'oeuvre.

Selon Emploi Québec et la Conférence régionale des élus, d'ici trois ans, 35 000 postes en Chaudière-Appalaches devront avoir trouvé preneurs.

Environ 60 % des entreprises ont des difficultés de recrutement. Certaines doivent même être très prudentes quand elles soumissionnent des contrats, de peur qu'elles ne puissent livrer le produit dans les délais prescrits, faute de main-d'oeuvre. De plus, d'ici trois ans, 35 000 emplois devront être comblés.

Le directeur des Ressources humaines chez Supermétal, Jacques Barbeau, croit que la solution à la crise de main-d'oeuvre passe en partie par l'immigration. « On a des gens qui viennent de la Grande-Bretagne, du Mexique, de la France, on va aller à Bathurst choisir de la main-d'oeuvre là-bas pour les influencer à venir au Québec », dit-il.

Par ailleurs, certaines entreprises ont encore le réflexe d'embaucher des étudiants avant qu'ils ne terminent leur formation, déplore Léopold Castonguay, président de la commission scolaire des Navigateurs. « On vient de leur donner un passeport pour la misère. C'est important de les qualifier et c'est important aussi de leur assurer un emploi permanent. Aussi, à long terme, les industries sont gagnantes parce qu'une main-d'oeuvre qualifiée, c'est déjà un plus pour l'industrie », fait-il valoir.

La Conférence régionale des élus utilisera les données de l'enquête afin d'établir un plan d'action pour aider les entreprises à satisfaire à leurs besoins de travailleurs dans Chaudière-Appalaches.