|
|
(archives)
|
L'itinérance est un phénomène grandissant au pays et la région de Québec ne fait pas exception. Cependant, il semble difficile, même pour les intervenants, de connaître l'étendue du problème.
De passage devant la Commission sur l'itinérance, plusieurs intervenants, dont Jacques Fillion, directeur adjoint de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, ont indiqué qu'il était grand temps que le gouvernement dresse un nouveau portrait de l'itinérance. Les derniers chiffres quant au nombre de sans-abris dans la province remontent à 1998. Jacques Fillion soutient que la situation a considérablement changé depuis. Par exemple, de plus en plus de jeunes et de femmes vivent dans la rue.
« Avant, c'était pas compliqué, on se promenait dans la rue, on les dénombrait [les sans-abri]. Là, c'est plus complexe, c'est des personnes plus en situation de fragilité, donc plus difficiles à capter, à dénombrer », affirme M. Fillion.
Certains organismes se sont aussi plaints du manque de financement stable. La Maison Dauphine, qui vient en aide aux jeunes de la rue, affirme qu'assurer son financement devient une tâche énorme, chaque année. De son budget annuel de fonctionnement de 1,5 million, moins du quart est récurrent.
La Commission parlementaire sur l'itinérance est de passage à Québec jusqu'au 4 novembre pour des consultations publiques. Un rapport sur les défis liés à l'itinérance devrait être dévoilé d'ici le printemps.
|