Des mesures de sécurité jugées excessives

Photo de famille du XIIe Sommet de la Francophonie L'accès aux chefs d'État est très difficile, voire impossible, se plaignent certains journalistes étrangers.

Plusieurs des quelque 700 journalistes étrangers venus couvrir le 12e Sommet de la Francophonie déplorent les nombreuses mesures de sécurité.

Les mesures de sécurité adoptées dans le cadre du Sommet de la Francophonie agacent plusieurs journalistes étrangers.

Confinés à un seul local au Centre des congrès de Québec, ils doivent suivre l'événement sur des écrans géants, car ils n'ont accès ni aux chefs d'État, ni aux délégations.

En raison des mesures de sécurité, l'accès aux sources d'information demeure très difficile, voire impossible.

« On a beaucoup de mal à approcher des délégations officielles. On ne peut pas approcher des chefs d'État. On ne peut pas approcher des hôtels où logent les chefs d'État et les officiels. On a beaucoup de mal à accéder à des interlocuteurs privilégiés, à faire des interviews », se plaint Sébastien Nemeth, journaliste à Radio France International.

Même son de cloche du côté de Nicolas Évrard, journaliste belge. « C'est assez impressionnant. C'est vrai que parfois, c'est un peu lassant, notamment en ce qui concerne l'entrée des médias, où l'on doit passer à la fouille chaque fois qu'on entre », explique-t-il.

« Chez nous, c'est un petit pays. On n'est pas vraiment habitué à cette sécurité que l'on voit partout ici », ajoute le journaliste belge.

D'autres déplorent le fait d'avoir été confiné à la même pièce depuis le début du Sommet de la Francophonie. « Oui, c'était un bon sommet, mais on l'a passé en entier ici au centre de presse », explique Naji Kozaily, journaliste pour le bureau de la presse de la présidence de la République du Liban.

Arrestation en marge du SommetLes policiers de Québec ont arrêté un homme de 47 ans, vendredi soir, dans le cadre du Sommet de la Francophonie.

On ignore s'il s'agit d'un dignitaire, mais il a revendiqué l'immunité diplomatique.

L'homme a été libéré sous promesse de comparaître. Il devrait faire face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies.