Reprise des négociations

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Journal de Québec (archives)

Les pourparlers ont repris, mercredi, entre le Journal de Québec et les représentants de ses syndiqués qui sont en grève ou en lock-out depuis plus de 14 mois.

À la demande du conciliateur, les pourparlers reprennent avec les syndiqués qui sont en lock-out ou en grève depuis plus de 14 mois.

Cette rencontre s'est déroulée à la demande du conciliateur, Jean Poirier. Les négociations se poursuivent jeudi dans les bureaux du ministère québécois du Travail à Québec.

Les deux parties restent muettes sur l'évolution des discussions. Les représentants des 252 employés en arrêt de travail depuis avril 2007 ne commenteront pas les négociations tant qu'elles se poursuivront.

Un long bras de fer

Depuis le début de ce conflit, le plus long dans un quotidien francophone du Québec, les syndiqués publient le Média matin Québec, qui est distribué gratuitement dans la capitale. Le propriétaire du Journal de Québec, Quebecor, a entrepris sans succès plusieurs recours judiciaires pour empêcher sa publication.

La durée de la semaine de travail, les salaires et les avantages sociaux sont au coeur des négociations. Le 27 janvier, l'employeur a refusé qu'un arbitre tranche ce conflit de travail, comme le proposaient les syndiqués.

Par ailleurs, l'assemblée annuelle des actionnaires de Quebecor, qui se déroulait à Montréal jeudi, a été marquée par la présence de syndiqués. Le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, s'est fait huer par certains d'entre eux qui étaient présents devant le siège social du Groupe TVA.

Certains en grève, d'autres en lock-outLes employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont en lock-out. Les travailleurs de l'imprimerie, eux, ont voté pour la grève par solidarité avec leurs collègues.

Le 15 juin, Pierre Karl Péladeau a été interpellé par un journaliste du Média matin Québec pendant qu'il assistait à un spectacle-bénéfice de Diane Dufresne à l'île d'Orléans. Il aurait déclaré à l'employé en lock-out que « le conflit avait assez duré et qu'il espérait éventuellement retourner à la table de négociations ».

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