Éric Lévesque, président du syndicat des employés de TQS-Québec
Le syndicat des employés de TQS a rencontré la presse, jeudi, à quelques jours des audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur l'avenir du réseau de télévision.
Le syndicat des employés de TQS déposera un mémoire, lors des audiences sur l'avenir du réseau de télévision la semaine prochaine, pour dénoncer le projet de Remstar de supprimer les bulletins d'information. Le maire de Québec entend aussi présenter ses arguments.
Le syndicat a indiqué qu'il déposera un mémoire pour dénoncer le projet de Remstar de supprimer les bulletins d'information. Les employés maintiennent que le plan de relance de l'acquéreur est inacceptable.
Dès lundi, la production de l'information régionale sera amputé, passant de 10 heures à 2 heures. Le syndicat a mentionné que Remstar devra maintenir plus d'employés au travail malgré tout.
Le président du syndicat des employés de Québec, Éric Lévesque, souligne que la situation est difficile à vivre pour les employés. « Des gens en cours de route, encore au cours de la dernière semaine, ont reçu des avis prolongés de mise à pied : vous allez finir à l'automne, vous allez finir au mois de juillet. Où est-ce qu'on s'en va ? Parce que les gens sont vraiment au bout du rouleau », rapporte-t-il.
Jeudi midi, d'autres employés de TQS ont ajouté leur voix au tollé de protestations contre le plan de Remstar. Une cinquantaine d'employés de TQS et de dirigeants syndicaux de la Fédération nationale des communications ont manifesté au parc Champlain à Trois-Rivières.
Le maire Régis Labeaume
Par ailleurs, jeudi matin, la Ville de Québec a précisé la position qu'elle entend défendre lors des audiences du CRTC. La Ville s'oppose à ce que Remstar obtienne la licence de TQS.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, trouve inacceptable que Remstar veuille fermer le service des nouvelles. La Ville de Québec demandera au CRTC de rejeter la demande de licence de Remstar si l'entreprise refuse toujours de respecter les conditions de production locale.
Toutefois, si le CRTC décidait tout de même de lui accorder la licence, la Ville veut exiger que l'accès au marché publicitaire de Québec lui soit interdit. « On veut que ces revenus publicitaires potentiels soient à la disposition d'un nouveau diffuseur qui lui respecterait le lien avec la communauté », a expliqué le maire.
L'offre d'achat de Remstar sera entendue aux audiences du CRTC qui se déroulent lundi à Montréal et mardi, à Québec.