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PC/Ryan Remiorz
Les conclusions du rapport de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, dévoilé jeudi, reçoivent un accueil mitigé dans la Vieille Capitale.
Les conclusions de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles suscitent différentes réactions dans la Vieille Capitale.
Dans l'ensemble, le président et fondateur de l'organisme Le pont interculturel, Habib Fathallah, salue le travail de l'historien et sociologue Gérard Bouchard et du philosophe Charles Taylor.
Or, il s'agit maintenant de joindre le geste à la parole, dit-il. Les commissaires concluent, entre autres, que la ville de Québec doit devenir le deuxième pôle métropolitain d'accueil des nouveaux venus. Cet objectif, affirme M. Fathallah, est un voeu pieu. Le problème, note-t-il, demeure l'emploi. « C'est faisable, oui, si on fait les gestes qui font que c'est faisable, les gestes courageux », dit-il.
Jelena Krstic, directrice du service d'aide à l'immigration de Québec, abonde dans le même sens. Bien qu'elle applaudisse le rapport, qu'elle estime pertinent, Mme Krstic reconnaît qu'il n'apporte rien de vraiment nouveau.
De son côté, Louis O'Neill, professeur émérite de la Faculté de théologie de l'Université Laval, est impatient de voir quel aspect prendra le Livre blanc sur la laïcité; une recommandation-clef du rapport.
Cet ouvrage, dont le but serait de définir ce qu'est cette laïcité et de rappeler les choix faits par le Québec en la matière, risque, dit-il, de servir la communauté puisque le principe même suscite de nombreuses questions.
Aussi, selon Louis O'Neill le débat sur les accommodements a été salutaire et le rapport met en lumière des questions devenues obscures avec les années.