Les syndiqués durcissent le ton

Les syndiqués marquent le premier anniversaire du conflit

Le conflit au Journal de Québec est entré mardi dans sa deuxième année. Les syndiqués ont marqué la journée en distribuant à 70 000 exemplaires un numéro spécial du Média matin Québec entièrement consacré au conflit de travail. Plusieurs articles demandent entre autres au gouvernement Charest d'agir pour dénouer l'impasse.

Les employés du Journal de Québec, qui soulignent le premier anniversaire du conflit, accusent Pierre Karl Péladeau d'être personnellement responsable de la situation.

Le représentant syndical Denis Bolduc a par ailleurs dénoncé le grand patron de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, qu'il tient personnellement responsable du conflit.

Près de 400 représentants de plusieurs syndicats se sont rassemblés devant les locaux du Journal de Québec pour appuyer les employés.

Henri Massé Henri Massé

Parmi eux, l'ancien président de la FTQ, Henri Massé, n'a pas mâché ses mots. « Péladeau, un moment donné, veut imposer ses dictats: lock-out sauvage, on coupe des jobs en deux, on défait la qualité de l'information. Qu'il mange de la merde! », a-t-il lancé.

Ann Gingras, présidente du Conseil central de la CSN région de Québec - Chaudière-Appalaches, a lancé un appel. « Je pense que la seule façon d'atteindre M. Péladeau, c'est par le bien économique. Il faut absolument laisser tomber le Journal de Québec pour faire en sorte que ces gens-là soient reconnus. Ce sont des professionnels qui se battent pour nous, pour l'information dans la région de Québec », a-t-elle fait valoir.

Les négociations avec l'employeur sont toujours au point mort. Quebecor refuse l'arbitrage. Le principal point en litige est la diversification des tâches.

Québec n'intervient pas

Le ministre David Whissell Le ministre David Whissell

Le ministre québécois du Travail, David Whissell, a fait le point en début d'après-midi sur le conflit de travail qui perdure. Il a cependant indiqué que le gouvernement ne pouvait pas s'immiscer dans ce conflit de nature privée. « C'est un conflit où les parties doivent s'entendre, et il serait très hasardeux, pour un conflit de cette nature, pour un gouvernement, de s'intergérer [sic] dans la négociation », dit-il.

Il demande aux parties de revenir à la table des négociations.

Le conflit de travail au Journal de Québec touche 252 travailleurs, dont 140 journalistes et employés de bureau qui vivent le premier lock-out de l'histoire du quotidien. Les travailleurs de l'imprimerie ont déclenché la grève par solidarité. Cet arrêt de travail dure depuis le 22 avril 2007.