Mea-culpa de la GRC

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le commissaire de la GRC, William Elliott (archives) Le commissaire de la GRC, William Elliott (archives)

Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), William Elliott, a indiqué mardi que son organisation n'avait pas agi de manière adéquate en gardant secrètes une quantité importante d'informations concernant l'utilisation du pistolet électrique Taser.

Le commissaire de la GRC, William Elliott, admet que son organisation n'aurait pas dû garder secrètes des informations concernant l'utilisation du pistolet Taser.

M. Elliott admet qu'il aurait été préférable que la GRC divulgue plus rapidement les détails concernant l'utilisation du Taser à travers le pays au lieu d'attendre et de finalement accepter de dévoiler ces renseignements.

« En toute honnêteté, nous avons mal géré ce dossier, a déclaré le commissaire de la GRC. Nous n'aurions jamais dû nous y prendre par deux fois pour divulguer ce genre d'informations. Nous devrons apprendre de cette expérience, et faire mieux », a expliqué le commissaire, lors d'un discours prononcé à Gatineau.

Ses aveux surviennent trois semaines après que CBC/Radio-Canada et La Presse canadienne aient révélé, grâce à des documents obtenus par la Loi sur l'accès à l'information, que l'utilisation du Taser avait été en hausse au Canada au cours des deux dernières années.

D'ailleurs, selon La Presse canadienne, la GRC a dévoilé lundi des nouveaux éléments d'information concernant l'utilisation du Taser. Quelque 4000 rapports d'incidents, comptabilisés depuis 7 ans, apportent des détails sur les victimes de décharges du pistolet Taser par des agents de la GRC, à savoir si elles étaient armées lors de l'incident ou encore si elles avaient consommé de l'alcool ou de la drogue.

La GRC n'a toutefois pas apporté de précisions sur les lacérations, les brûlures et les contusions que les décharges du pistolet électrique peuvent provoquer.

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