L'usine de Québec ferme ses portes

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne

L'usine de fabrication de chaussures et sandales CROCS de Québec cessera définitivement ses activités d'ici 4 à 16 semaines. Quelque 500 travailleurs perdront leur emploi à la suite de cette fermeture.

Le fabricant de chaussures et sandales cessera ses activités d'ici 4 à 16 semaines. Quelque 500 travailleurs sont touchés par cette fermeture.

Une centaine d'emplois seront préservés, en vente et en marketing, ce qui inclut les employés du magasin de la rue Saint-Jean à Québec, selon ce qu'a indiqué la direction de CROCS, dont le siège social est situé à Denver, au Colorado.

L'annonce a été confirmée par des employés ainsi que par le Syndicat des Teamsters, qui représente les travailleurs.

Ce faisant, l'entreprise américaine espère réduire ses coûts et regrouper ses activités dans d'autres usines.

La production de l'usine de Québec sera transférée à l'étranger, dans les autres installations de CROCS, au Brésil, au Mexique, en Roumanie et au Vietnam.

CROCS ne fermera pas pour autant sa filiale canadienne, puisque celle-ci continuera ses activités de vente au détail au pays. Quatre nouveaux magasins devraient d'ailleurs ouvrir au Canada cette année.

Par ailleurs, le cofondateur de Créations Foam, Andrew Reddyhoff, continuera de travailler à Québec. M. Reddyhoff et sa conjointe, Marie-Claude de Billy, sont à l'origine du procédé qui permet de fabriquer les sandales en plastique moulé, qui ont eu un grand succès.

Les travailleurs surpris

Le président de la section locale des Teamsters, Serge Bérubé, s'est dit surpris par cette décision. « Nous sommes choqués et très déçus de la décision des dirigeants américains de CROCS », a-t-il déclaré. Selon lui, les négociations pour le renouvellement de la convention collective allaient pourtant bon train.

L'annonce de fermeture a été faite du reste aux représentants syndicaux, lundi, pendant qu'ils participaient à une réunion de négociation pour le renouvellement de la convention collective des employés de l'usine.

Pour sa part, le directeur des communications des Teamsters, Stéphane Bédard, a rappelé que ces mises à pied s'ajoutent aux 250 licenciements décidés par l'entreprise au début de l'année.

Mondialisation oblige

De son côté, le maire de Québec, Régis Labeaume, n'entend pas lutter pour la sauvegarde de l'usine. Selon lui, le transfert de la production vers l'étranger était inévitable.

« Ce sont les affres de la mondialisation. Pour créer de la richesse ici, il va falloir tabler sur nos avantages, et notre avantage c'est l'innovation technologique. C'est là qu'on peut se distinguer », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, le maire Labeaume estime que, vu l'actuel manque généralisé de main-d'oeuvre dans la région de Québec, les anciens travailleurs de l'usine n'auront aucune difficulté à se trouver un nouvel emploi.