Pour de meilleures communications

Raffinerie Ultramar Raffinerie Ultramar

La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, déplore les deux déversements survenus à la raffinerie Ultramar depuis le début de l'année. Elle regrette aussi la lenteur avec laquelle la population a été informée du dernier incident.

La ministre de l'Environnement souhaite que la population soit informée plus rapidement lors de déversements, mais dit être assurée qu'Ultramar prendra tous les moyens pour ne plus revivre ce genre de situation.

La population a été mise au courant quatre jours plus tard du déversement de 175 000 litres d'essence, survenu le 23 mars à Lévis.

La ministre Beauchamp estime ce délai trop long : « J'ai demandé à mon ministère qu'on puisse très bientôt communiquer des nouvelles façons de faire lorsqu'il y aura de telles situations », dit-elle.

Le président de la compagnie, Jean Bernier, rencontrera la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli dans la semaine du 14 avril. La mairesse n'avait pas apprécié avoir été mise au courant du déversement par les médias.

La ministre a par ailleurs bon espoir que la raffinerie de Lévis veille à éviter ce genre de situation. « Pour elle, c'est de la perte de produits, de la perte de rentabilité. Donc, je suis sûre et certaine que sous la surveillance de mon ministère, c'est une entreprise qui va prendre tous les moyens pour ne plus revivre ce genre de situation. »

Le vice-président affaires publiques d'Ultramar, Louis Forget, veut lui aussi rassurer la population. « Soyez assurés que ce qu'on veut c'est éviter que des situations comme ça ne se répètent dans l'avenir », dit-il.

Selon Louis Forget, l'entreprise ne peut avoir sur tous ses tuyaux de valve ou d'équipement qui la préviendrait en cas de fuite. Il soutient cependant que les conduites sont examinées quotidiennement par les équipes en place.

Ultramar complète actuellement de récupérer l'essence déversée et entend décontaminer ses sols.