Le projet de terminal méthanier Rabaska (archives)
L'ambassadeur de Russie au Canada confirme que Gaz Métro pourra compter sur le russe Gazprom pour être approvisionné en gaz naturel. Pendant ce temps, des opposants rencontrent le ministre Cannon.
Gaz Métro pourra compter sur le russe Gazprom pour être approvisionné en gaz naturel liquéfié à son terminal de Rabaska.
L'ambassadeur de Russie au Canada, Georgiy Mamedov, a confirmé jeudi la nouvelle à la radio de Radio-Canada, après une allocution sur le partenariat économique entre la Russie et le Canada. Elle était prononcée devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal.
Le diplomate a précisé que c'est grâce à Gaz de France, qui est également partenaire dans Rabaska, que le terminal recevrait du gaz provenant d'un nouveau gisement situé en mer de Barents.
Toujours selon le diplomate, l'annonce officielle entre le géant russe et les promoteurs de Rabaska devrait bientôt être faite, probablement en mai prochain. À ce moment-là, le nouveau président russe sera entré en fonction, après les élections qui auront lieu en mars.
Il y a quelques semaines, Petro-Canada a mis son projet de terminal méthanier à Gros-Cacouna en veilleuse, en raison de la défection de Gazprom, qui devait fournir 75 % de l'approvisionnement en gaz naturel.
Des résidents inquiets
Par ailleurs, des résidents de l'île d'Orléans ont pu rencontrer le ministre fédéral des Transports, Laurence Cannon. Ils lui ont demandé d'intervenir sur la question de la navigation des méthaniers sur le fleuve Saint-Laurent.
Ottawa a déjà commandé une étude indépendante pour un cas semblable au Nouveau-Brunswick. À la lumière des résultats, le gouvernement a interdit la circulation de méthaniers dans un chenal étroit de cette province.
Les résidents de l'île d'Orléans espèrent ainsi qu'une décision semblable sera prise, puisque les risques semblent plus élevés sur le fleuve Saint-Laurent, dont le chenal est plus étroit.
La délégation de l'île d'Orléans attend maintenant des réponses de la part du ministre Cannon. Si des élections sont déclenchées avant de les obtenir, ces opposants au projet Rabaska promettent de se faire entendre lors de la campagne électorale.