
 | L'avocat Julius Grey
| Les opposants au projet Rabaska s'adjoignent un nouvel allié de taille. En effet, le juriste Julius Grey a décidé de prêter main-forte au Collectif Stop au méthanier (CoSAM).
Une décision, explique-t-il, fondée sur le manque de transparence du gouvernement Charest dans ce dossier. Le fait, précise-t-il, que la population n'ait pas accès à toute l'information nécessaire pour juger du bien-fondé du projet de terminal méthanier à Lévis a soulevé son inquiétude. Dès lors, il a été convaincu de la nécessité de se jeter dans la mêlée.
« Pour un gouvernement, de dire que tout va bien et que toutes les approbations ont été données et d'apprendre par la suite qu'il n'y a soit, pas d'approbation, ou même possiblement des avis contraires, c'est inacceptable. Ça remet en question la nature à 100 % démocratique de notre société », déplore-t-il.
Julius Grey entend donc tout mettre en oeuvre pour que l'ensemble des études et des avis ministériels au sujet du projet Rabaska soient rendus publics. Si ses démarches portent leurs fruits, il projette d'examiner les documents et de déterminer, à la lumière des informations qu'ils contiennent, s'il entame des procédures. Admettant le cas, le juriste chercherait à faire annuler le décret par lequel le gouvernement du Québec a donné le feu vert au projet en octobre dernier.
D'entrée de jeu, il doute que les documents dissimulés soient favorables au projet de port méthanier.
« Je ne connais pas de gouvernement qui cache des choses favorables, sinon peut-être pour une journée ou deux afin de les annoncer au bon moment, mais cacher pendant de longues périodes des avis favorables, je ne connais pas ça. Alors, il est évident que c'est un projet pour le moins chancelant », a-t-il soutenu.
Aussi, aux dires du juriste, il est nettement plus facile de faire annuler un décret qu'une loi.
|