
Train rapide
![]() Stéphane Dion |
Le projet de train rapide entre Québec et Windsor fait de plus en plus consensus. Le projet relancé par les premiers ministres du Québec et de l'Ontario obtient la position favorable du maire de Québec, Régis Labeaume et du ministre québécois responsable de la région, Philippe Couillard.
Une autre voix s'ajoute aux défenseurs du projet de train rapide : celle du chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, de passage à Québec mercredi. Stéphane Dion croit qu'il est temps de moderniser le service ferroviaire entre Québec et Windsor. « Je suis heureux que le premier ministre du Québec et le premier ministre de l'Ontario prennent le leadership qui fait défaut à Ottawa », déclare M. Dion.
La sénatrice Céline Hervieux-Payette estime que la réalisation d'une nouvelle étude est justifiée pour des raisons environnementales et aussi économiques. « Le prix du pétrole est à 100 $ du baril. Quand il était à 25 $, on n'avait pas les mêmes coordonnées sur le plan financier. Sur le plan des infrastructures, à la minute qu'on enlève des milliers de voitures sur les routes, vous aidez à la survie de nos routes », fait-elle valoir.
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Mardi, le ministre du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, fort de plusieurs rencontres avec les intervenants économiques de la région, a indiqué qu'il estime que le projet de train rapide doit avoir préséance sur celui d'un tramway à Québec. « Il est clair que pour l'ensemble de la communauté de Québec, le projet prioritaire présentement, c'est le projet d'un train à haute vitesse dans le corridor Québec-Windsor. Maintenant, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas faire deux choses en même temps, mais il y a une limite aux fonds publics, aux choses qu'on peut faire de façon simultanée », a-t-il affirmé.
Les défenseurs du tramway inquiets
L'organisme Accès transports viables craint que la déclaration de Philippe Couillard fasse ombrage au projet de tramway à Québec. L'organisme souligne qu'il s'agit de deux projets forts distincts et que celui de tramway est plus avancé. Le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, est du même avis. « Il faut faire attention de comparer des pommes avec des pommes et des oranges avec des oranges. C'est deux moyens de transport et deux réalités totalement différentes », souligne-t-il.
Les premiers ministres québécois et ontarien ont annoncé la semaine dernière qu'ils fourniraient les 2 millions de dollars nécessaires à l'étude de faisabilité du projet de train rapide entre Québec et Windsor.
La plus récente étude, réalisée il y a 13 ans, évaluait à 9,5 milliards de dollars le coût d'un lien rapide entre ces deux villes.