Participants au Sommet sur l'avenir du secteur forestier québécois
Les participants au Sommet sur l'avenir du secteur forestier québécois se sont penchés mardi matin sur des solutions concrètes afin notamment d'atténuer l'impact d'autres fermetures d'usines. Il faut, selon les participants, réallouer l'approvisionnement en bois des usines fermées vers celles qui sont sauvées et voir aussi comment transférer les employés.
Les participants au Sommet sur l'avenir du secteur forestier québécois ont étudié mardi matin des solutions à mettre en place pour traverser la crise qui n'est pas terminée.
Les participants interpellent directement le gouvernement fédéral, qui ne participe pas à l'organisation du sommet, pour qu'il vienne en aide à l'industrie et aux travailleurs pour traverser la crise.
« Je pense qu'il y a là un joueur qu'il faut absolument associer à cette réflexion et qu'il intervienne dans la suite des choses », soutient Bernard Généreux de la Fédération québécoise des municipalités.
Guy Chevrette, président du Conseil de l'industrie forestière, réclame de son côté une réduction des droits de coupe versés par les compagnies à Québec. « Au Québec, on est la seule place en Amérique du Nord où il n'y a pas deux prix pour la fibre. Un prix pour le bois qualité pâte, et un prix pour le bois qualité bois d'oeuvre », fait-il valoir.
Il est aussi question d'intensifier l'aménagement forestier pour créer des emplois. Les syndicats réclament de meilleures conditions de travail pour les sylviculteurs. « Il y a là-dedans des conditions de travail qui sont moyenâgeuses. Il y a un problème aigu de relève. L'âge moyen est de 51 ans », souligne Claudette Carbonneau de la Confédération des syndicats nationaux.
Syndicats et environnementalistes demandent d'ailleurs à Québec de retirer les travaux sylvicoles des mains des scieries et papetières. Ils estiment que l'industrie remplit mal son mandat d'aménagement forestier.
Le Sommet sur l'avenir du secteur forestier québécois se poursuit à Québec jusqu'à mercredi.