Un jeune soldat de Valcartier a mis fin à ses jours à son retour d'Afghanistan. L'annonce de sa mort tragique survient au moment où la ministre du Patrimoine canadien, Josée Verner, annonce une aide financière à la clinique de traitement des traumatismes liés au stress opérationnel des soldats.
Le soldat Frédéric Couture, gravement blessé en Afghanistan l'an dernier, s'est enlevé la vie. L'annonce de sa mort est diffusée au moment où la ministre du Patrimoine annonce une aide financière pour les traitements post-traumatiques.
Le soldat Frédéric Couture
Le militaire Frédéric Couture a été retrouvé sans vie, mercredi, à son domicile de Roxton Pond, dans les Cantons de l'Est. L'enquête menée par les Forces armées canadiennes conclut que le jeune homme de 22 ans s'est lui-même donné la mort.
Le soldat du Royal 22e Régiment, de Valcartier, avait dû être amputé du pied gauche après avoir marché sur une mine en Afghanistan, l'an dernier.
Dans un communiqué, la famille du soldat Couture a déclaré: « Nous sommes bouleversés par cet événement, mais nous sommes bien entourés de personnes remplies d'amour. »
De son côté, la ministre Verner s'est dite attristée par son décès. « Vous me l'apprenez. La première des choses que je dois offrir, c'est mes sympathies à la famille et aux proches », a-t-elle affirmé.
La ministre Josée Verner (archives)
Elle estime néanmoins que les militaires sont suffisamment bien encadrés à leur retour d'Afghanistan. « Pour avoir passé pratiquement tout mon été avec les gens de Valcartier, je sais qu'ils ont redoublé d'efforts pour s'assurer que l'ensemble des soldats et de leurs familles reçoivent tout le soutien nécessaire », a-t-elle souligné.
La ministre a procédé à l'annonce officielle d'une aide supplémentaire de 1,4 million de dollars pour offrir des soins et des services aux anciens combattants et à leurs familles.
Désormais, deux fois plus de vétérans des Forces armées canadiennes auront accès aux services de la clinique de traitement des traumatismes liés au stress opérationnel de Québec.
La clinique est financée par Anciens combattants Canada et administrée par le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ).