En descente rapide

Sation de ski Mont-Sainte-Anne Sation de ski Mont-Sainte-Anne

La station de ski du mont Sainte-Anne, comme bien d'autres au Québec d'ailleurs, est fin prête à accueillir les premiers skieurs ce week-end. Or, bien que les propriétaires du centre se disent en meilleure posture financière que plusieurs autres stations de la province, ils n'en sont pas moins préoccupés par l'avenir de l'industrie.

Inquiets de l'avenir de l'industrie, les propriétaires de stations de ski sollicitent l'aide financière du gouvernement provincial.

Au Québec, l'an dernier, l'achalandage a diminué de plus de 6 %. Les stations craignent désormais que la hausse du dollar canadien exacerbe la crise. Déjà, précise le directeur régional des ventes et du marketing des monts Sainte-Anne et Stoneham, les propriétaires ont de la difficulté à faire leurs frais.

« Une remontée mécanique, il n'y a rien qui se vend en bas de 4 millions. Ça devient difficile quand, en plus, on hausse l'électricité de 256 %, dans les dix dernières années. On n'est pas en mesure de faire subir cette hausse de tarif à nos visiteurs », exemplifie-t-il.

La situation est donc devenue, aux dires du président-directeur général de l'Association des stations de ski du Québec, Claude Péloquin, particulièrement préoccupante. La conjoncture, dit-il, commande une intervention imminente du gouvernement, d'autant plus pour une industrie, arguent les demandeurs, qui génère plusieurs millions de dollars en retombées économiques.

« On ne demande pas une pluie de millions pour subventionner le milieu. On demande un financement adapté à notre secteur », explique M. Péloquin.

Les centres de ski souhaiteraient avoir accès à des prêts garantis, notamment afin d'investir dans le parc immobilier vieillissant. L'association attend d'ailleurs depuis plusieurs semaines d'obtenir une rencontre à ce propos avec le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand.