
Université Laval
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Près de 3 000 étudiants de l'Université Laval ont amorcé un débrayage, mercredi, afin de s'opposer à la décision du gouvernement Charest de hausser les droits de scolarité de 30 % sur 5 ans, et ce, dès cet automne.
Ces derniers revendiquent des réinvestissements massifs en éducation. Concrètement, ils réclament que le gouvernement comble le déficit des universités qui atteint au bas mot 400 millions de dollars. Ils demandent également à Québec de geler, sinon même d'abolir, les frais de scolarité.
Au total, 13 des 80 associations membres de la Confédération des associations d'étudiants et d'étudiantes de l'Université Laval (CADEUL) ont donc approuvé un débrayage qui s'échelonnera sur trois jours. Les étudiants ont préféré ce moyen de pression à un autre puisque, comme le précise le président du regroupement des étudiants en sociologie, Philippe Nazair, la mobilisation constitue un véritable défi.
« Partir une grève ce n'est pas quelque chose de facile à faire et nous ne croyons pas que le moyen de la grève générale illimitée est un moyen que nous devons prendre maintenant. C'est possible, en effet, que tous les étudiants n'aient pas la même position à ce sujet, mais je ne crois pas que la position de ceux qui y croient soit moins légitime », a-t-il défendu.
Du côté du gouvernement Charest, la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne, réitère le refus de Québec de faire marche arrière.
« Ça demeure encore une augmentation de droit extrêmement raisonnable. Nous avons bonifié l'aide financière aux étudiants pour justement nous assurer de l'accessibilité et limiter au maximum l'augmentation de ces droits. Je vous rappelle surtout qu'on est la province dont les droits de scolarité sont les plus bas au Canada », a répété la ministre Courchesne.
Le débrayage des étudiants s'inscrit dans un mouvement national qui doit culminer jeudi à Montréal par une grande manifestation.