
Une semaine après l'adoption du décret ministériel approuvant le projet de port méthanier à Lévis, les promoteurs de Rabaska montrent de l'ouverture face aux opposants.
Devant les membres de la chambre de commerce de Québec, la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, a déclaré croire que les groupes de pression faisaient avancer les choses.
Elle souhaite s'entretenir avec les opposants qui ont des améliorations au projet à proposer. La dirigeante de Gaz Métro dit même les voir comme des partenaires potentiels. « Ce ne sont pas des adversaires. La main tendue, c'est pour leur demander de s'approcher de nous et on va s'approcher d'eux pour trouver des solutions gagnantes », affirme Mme Brochu.
La présidente ouvre la porte à une éventuelle modification du projet. Toutefois, elle refuse de donner des exemples de modifications qu'elle serait prête à accepter, indiquant qu'elle ne négocierait pas avec les médias.
Le président de l'Association pour la protection de l'environnement de Lévis, Jacques Levasseur, accueille cette ouverture avec scepticisme. « La première chose que je rappellerais à Mme Brochu, c'est que la toute première promesse qui a été faite, c'est qu'ils ne forceraient jamais ce projet-là sur la population », soulève-t-il.
Pour lui, c'est un signe que le consortium Rabaska craint les recours judiciaires, qui débuteront sous peu, pour faire avorter le projet.
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