L'effet Rabaska

Le ministre Claude Béchard Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard

La municipalité de Saint-Fulgence sollicite l'aide du ministère du Développement durable et de l'Environnement pour régler le contentieux, au sujet de l'eau potable, qui l'oppose à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

La décision du gouvernement du Québec de retirer le dossier Rabaska des mains de la Commission de protection du territoire agricole est maintenant invoqué dans un autre litige à Saint-Fulgence au Saguenay.

Le maire de Saint-Fulgence, Gilbert Simard, invoque la décision du gouvernement du Québec de retirer à la commission le mandat d'examiner le projet Rabaska pour demander au ministre que l'épineux dossier de Saint-Fulgence soit pareillement soustrait de sa juridiction.

« On va leur demander de dessaisir la CPTAQ. On a un besoin en eau potable pour 650 familles. Ça fait 5 ans que ça dure et on a 440 000 $ de mis là-dedans. Je pense que ça serait bien qu'ils nous donnent un petit coup de main », a-t-il affirmé.

Le maire Simard dit être tiraillé entre le ministère de l'Environnement et le CPTAQ. D'une part, Québec oblige sa municipalité à trouver une source d'eaux souterraines pour 2008. D'autre part, il en est empêché, déplore-t-il, par la Commission de protection du territoire agricole qui, selon lui, lui met constamment des bâtons dans les roues.

L'auteur de la Loi sur la protection du territoire agricole, Jean Garon, craignait justement que la décision de Québec ait un tel rejaillissement. Selon lui, le gouvernement a fait fausse route et doit s'attendre à ce que de plus en plus de promoteurs cherchent à bénéficier de ce qu'il appelle le « traitement Rabaska ». Selon M. Garon, la Commission de protection du territoire agricole aurait dû faire son travail jusqu'au bout.