Les opinions des groupes écologistes se heurtent quant au projet Rabaska. Les membres de la Coalition Québeckyoto fulminent. Leur porte-parole, André Bélisle, accuse Greenpeace et Équiterre de miner la lutte contre le port méthanier.
La Coalition Québeckyoto dénonce l'attitude, selon elle, trop conciliante de Greenpeace et Équiterre.
« Ils ont fait plusieurs choses qui, pour nous, ont été des problèmes importants. Ça rend plus fragile la position du mouvement environnemental », déplore-t-il.
C'est une lettre, signée par le porte-parole d'Équiterre, Steven Guilbeault, et Henri Massé, le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), qui a mis le feu aux poudres. En effet, à l'heure où le débat sur les ports méthaniers fait rage, la lettre mentionne qu'il serait préférable de remplacer le mazout lourd par des ressources moins polluantes comme le gaz naturel. Selon André Bélisle, cette solution est frileuse et insuffisante.
« Le virage vers le gaz, au mieux, ce que ça pourrait faire c'est ralentir la cadence d'augmentation des émissions, mais certainement pas les réduire », se récrie-t-il.
Quoi qu'il en soit, Équiterre réitère son opposition au projet Rabaska. Aussi, aux dires de son coordonnateur, Sidney Ribaux, l'organisme a été conséquent en signant cette lettre.
« Ce texte ne disait pas qu'Équiterre était pour les ports méthaniers. On disait que nous étions pour une politique de réduction de l'utilisation du mazout au Québec », défend-il.
Des propos auxquels Andrée Bélisle réplique : « Si on n'est pas là pour prendre position contre, c'est qu'on est un peu pour probablement. »
Quant à Greenpeace, il se retrouve dans une position délicate. En effet, l'organisme est montré du doigt par Québeckyoto, tout en étant membre de la coalition.