Gaston Cadrin
Quatre associations de citoyens qui s'opposent au projet de terminal méthanier Rabaska continuent leur lutte malgré la décision imminente du gouvernement libéral dans le projet.
Les opposants au projet Rabaska réclament une contre-expertise sur les dangers potentiels d'un port méthanier à Lévis.
Les opposants, dont le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM), demandent au gouvernement du Québec la réalisation d'une contre-expertise de l'analyse de risques réalisée par Rabaska sur les dangers potentiels d'un port méthanier à Lévis.
Gaston Cadrin, porte-parole du GIRAM, soutient que de nombreux doutes subsistent en regard de la sécurité des populations vivant à proximité du terminal projeté. « Est-ce que le gouvernement du Québec qui se prépare à appuyer Rabaska par décret a analysé adéquatement le projet sous l'angle de la sécurité ? », demande M. Cadrin.
Les opposants sont aussi préoccupés par la navigation. L'ex-directeur de la sécurité maritime pour le Québec à Transports-Canada, Denis Latrémouille, un citoyen de Lévis, a déposé un mémoire lors des audiences du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur Rabaska. Il estime que les risques sont moins grands plus en aval dans le fleuve qu'à Lévis pour l'installation d'un port méthanier. Il affirme que le site de Gros-Cacouna est moins dangereux que celui de Lévis, puisque, dit-il, le secteur de Gros-Cacouna est moins peuplé, l'accès est plus facile et l'eau est plus profonde.
De son côté, le directeur du projet Rabaska, Glenn R. Kelly, affirme que toutes les réponses aux inquiétudes se trouvent dans les quelque 25 000 pages de documents qui ont été présentés lors des audiences du Bureau des audiences publiques sur l'environnement. Selon M. Kelly, plus rien ne fait maintenant obstacle à un feu vert du gouvernement du Québec. Il estime d'ailleurs que Québec a tous les éléments en main pour prendre sa décision.