Lévis et Rabaska déposent un nouveau document

terres agricoles Lévis Le projet nécessite un changement de zonage

La Ville de Lévis et Rabaska n'ont pas voulu étirer les délais dans le dossier de terminal méthanier et ont déjà bonifié leur dossier tel que le demandait la Commission de protection du territoire agricole.

La Ville de Lévis et Rabaska expriment à nouveau à la Commission de protection du territoire agricole que le site choisi pour la construction du port méthanier est le seul envisageable.

Il y a un peu plus d'une semaine, la Commission avait rejeté de façon préliminaire le changement de zonage qui aurait permis aux promoteurs de construire le port méthanier à l'extrémité est de Lévis. La Ville et Rabaska avaient 30 jours pour fournir l'information supplémentaire, mais le rapport a été déposé mardi.

Ce rapport de six pages fait l'analyse du territoire compris entre le pont de Québec et la limite de Beaumont, du littoral jusqu'à 3 km dans les terres. Il conclut que le site choisi est le seul envisageable.

Lévis et Rabaska espèrent maintenant que la Commission de protection du territoire agricole changera d'avis et donnera son aval pour le dézonage de 190 hectares qui font partie d'une zone verte.

Pas encore de décision de Québec

Mercredi, le gouvernement Charest a fait savoir qu'il n'était pas prêt à prendre une décision dans le projet de port méthanier à Lévis. Le ministre des Ressources naturelles du Québec, Claude Béchard, a affirmé que si le gouvernement donnait son accord au projet Rabaska, celui-ci ne devrait pas empêcher le Québec d'atteindre les objectifs du protocole de Kyoto.

Le gouvernement propose un programme de conversion du mazout qui permettrait une réduction de 500 000 tonnes par année des émissions de gaz à effet de serre. Cette mesure vise à compenser les 280 000 tonnes d'émissions des deux ports méthaniers Rabaska et Gros-Cacouna combinés.

Andrée Bélisle, président de l'AQLPA Andrée Bélisle, président de l'AQLPA

Les groupes environnementaux ne sont toutefois pas impressionnés par ces efforts de Québec visant à les rassurer. Selon André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, le gouvernement oublie une donnée importante dans ses calculs.

« Le gaz qui serait produit par les deux ports méthaniers, il va être brûlé quelque part, alors si on brûle tout ce gaz là, [...] on parle de 24 millions de tonnes de gaz à effet de serre et c'est pas parce qu'on arriverait à réduire de 500 000 tonnes qu'on arriverait à régler le problème », soutient M. Bélisle.