L'école secondaire De Rochebelle, à Québec, peut se vanter d'être une source d'inspiration, en ce qui concerne l'élimination de la malbouffe. Le virage santé entrepris par l'établissement, il y a trois ans, a inspiré en partie le plan du gouvernement Charest pour contrer la mauvaise alimentation dans les écoles primaires et secondaires de la province.
L'école secondaire De Rochebelle située dans l'arrondissement Sainte-Foy, à Québec, a entrepris un virage santé, il y a trois ans.
La nouvelle stratégie gouvernementale prévoit, entre autres, l'élimination des produits à faible valeur nutritive, comme les frites et les boissons gazeuses, dès janvier prochain.
Selon la directrice de l'école De Rochebelle, France St-Onge, les écoles devront toutefois adapter ces nouvelles mesures à la réalité économique de leur secteur. « Nous, on est au coeur de Sillery, à Québec, donc ce n'est pas du tout la même réalité qu'un secteur défavorisé. Moi je pense que chacune des écoles devra se doter d'un plan d'action en fonction des caractéristiques de l'école », estime-t-elle.
Mme St-Onge ajoute qu'un virage santé ne comprend pas seulement le volet alimentaire. « Il ne s'agit pas seulement d'intervenir sur les aliments. Il y a aussi toute l'éducation qui va avec ça [...] La sensibilisation auprès des jeunes et auprès des parents aussi. Et travailler l'ensemble des éléments. Nous, ce n'est pas juste alimentaire, il y a tout le volet activité physique qui entre en ligne de compte. »
Au Québec, un jeune sur quatre, âgé de 6 à 16 ans, présentait un surplus de poids en 1999.