Comprimés de vitamines (archives)
La Société canadienne du cancer a décidé que la preuve scientifique était suffisante pour recommander la prise de supplément de vitamine D comme arme efficace contre le cancer colorectal, du sein et de la prostate.
La Société canadienne du cancer recommande la prise de vitamine D pour réduire les risques de cancer colorectal, du sein et de la prostate.
Cette nouvelle recommandation, annoncée vendredi par l'organisation, coïncide avec la publication d'une vaste étude sur la question réalisée par des chercheurs de l'Université Creighton, du Nebraska, dans l'American Journal of Clinical Nutrition. La recherche de quatre ans a été réalisée auprès de 1180 femmes âgées de plus de 55 ans vivant dans des régions rurales.
Se basant sur cette étude et sur d'autres travaux publiés plus tôt cette année, la Société canadienne du cancer conclut que la prise quotidienne de 1000 unités internationales de vitamine D serait une bonne habitude à prendre en automne et en hiver pour tous les Canadiens adultes.
L'organisation rappelle que c'est durant ces périodes de l'année que la luminosité est la moins élevée, la lumière du soleil fournissant une bonne partie de la réserve de vitamine D que l'humain absorbe naturellement.
C'est pourquoi la Société canadienne du cancer recommande particulièrement aux personnes âgées, aux personnes à la peau foncée et celles qui ne vont pas souvent dehors, de prendre des suppléments de vitamine D toute l'année.
La prise de suppléments de vitamine D serait en outre une bonne façon de contrer les effets secondaires nocifs de l'exposition au soleil, principalement le cancer de la peau, affirme Heather Logan, directrice des politiques de contrôle de la Société canadienne du cancer.
D'autres preuves réclamées
De son côté, l'Institut national de santé publique du Québec émet des réserves quant à cette recommandation. L'organisme estime qu'il est prématuré de suggérer la prise de vitamine D pour lutter contre certains types de cancer.