Conseil municipal de Lévis (archives)
Les opinions se heurtent au sujet d'un règlement adopté lundi soir par le conseil municipal de Lévis. Le texte de loi, qui n'a d'ailleurs pas encore été entériné par la mairesse, autorise l'entreposage de matières dangereuses sur une partie du territoire de la municipalité, située dans un rayon d'un kilomètre des limites de Beaumont.
À peine trois semaines avant le dépôt du rapport du BAPE sur le port méthanier Rabaska, une nouvelle guerre éclate entre les partisans et les opposants au projet.
Or, les élus beaumontois, opposés au projet Rabaska, avaient adopté, en 2005, un règlement qui interdisait toute matière dangereuse sur leur territoire et dans un rayon qui empiétait sur celui de Lévis.
Cette décision n'avait pas manqué de choquer la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, qui refusait que la municipalité voisine légifère en dehors des limites de son territoire.
Aux yeux des opposants au projet de port méthanier, ce règlement constitue un moyen de contourner la loi.
Selon le porte-parole de Rabat-Joie, Yves Saint-Laurent, il n'a aucune valeur juridique. Un règlement de nuisance, dit-il, implique un changement de zonage, sur lequel les zones touchées et contiguës sont appelées à voter. Le porte-parole soupçonne même qu'il s'agit d'une commande du promoteur.
La mairesse Roy-Marinelli conteste les allégations de Rabat-Joie. Le règlement, soutient-elle, a obtenu l'aval du contentieux de la Ville. Elle nie par ailleurs qu'il serve à faciliter la mise sur pied du port méthanier.
Le gaz naturel liquéfié, une ressource que veulent justement importer les promoteurs de Rabaska, arrive en tête de liste des matières dangereuses désormais autorisées par le nouveau règlement.