Site prévu pour le projet
Un sondage réalisé par la Direction de la santé publique de Chaudière-Appalaches auprès de 406 citoyens révèle que le projet Rabaska fait augmenter le stress chez les gens qui vivent dans le voisinage.
Un sondage de la Direction de la santé publique de Chaudière-Appalaches révèle qu'une personne sur cinq qui demeure à moins de 2,5 kilomètres de Rabaska veut déménager si le projet se réalise.
Selon ce sondage, présenté jeudi aux audiences du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE), une personne sur cinq qui demeure à moins de 2,5 kilomètres de Rabaska veut déménager si le projet se réalise.
Le sondage indique aussi que dans ce secteur rapproché des installations, plusieurs personnes craignent les effets du projet sur la santé, particulièrement à cause de l'augmentation du bruit. Simon Arbour de la Direction de la santé publique précise que 59 % des gens du secteur rapproché anticipent une détérioration du climat sonore.
Le directeur du projet Rabaska, Glenn Kelly, estime que le bruit n'est pas un vrai problème. « Au niveau santé bruit, je crois que c'est assez bien établi que Rabaska a peu ou pas d'impact », dit-il.
Richard Martin de la Direction de la santé publique estime que le respect des normes en vigueur pour le bruit est loin de garantir qu'il n'y aura pas de problèmes de santé. « Les normes ne sont pas protectrices pour la santé de la population. C'est une forme de compromis social comme tel », dit-il.
Il n'existe aucune véritable étude de l'impact de ce projet sur la santé des résidents du secteur.
La Direction de la santé publique qui doit remettre son avis est de moins en moins convaincue que ce projet est sans danger pour la santé.
Le sondage visait à comparer la perception des gens qui habitent à proximité des installations projetées pour le projet par rapport à ceux qui en sont plus éloignés.