Sécurité et légalité au menu

Audiences du BAPE sur le projet Rabaska Audiences du BAPE sur le projet Rabaska

Les audiences du Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le projet Rabaska se sont poursuivies mardi devant quelques centaines de personnes.

Ces thèmes ont attiré quelques centaines de personnes lors de la cinquième journée des audiences publiques sur le projet de terminal méthanier.

La légalité d'un règlement interdisant le projet Rabaska a fait l'objet d'une confrontation entre des représentants de la Ville de Lévis et de la municipalité de Beaumont.

Le règlement adopté par Beaumont interdit l'entreposage de matières dangereuses et inflammables à un kilomètre des limites de la ville.

Si le règlement est appliqué, la municipalité de Beaumont soutient que Rabaska ne pourra construire son terminal à l'endroit projeté à Lévis.

Or, le directeur du développement économique de la Ville de Lévis, Phillippe Meurant, soutient au contraire que le règlement n'a pas force de loi.

« Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs ne l'a pas approuvé tel que requis par la loi qui était alors en vigueur », a-t-il indiqué.

L'affirmation a fait bondir la conseillère de Beaumont, Louise Maranda, qui affirme que le règlement est légal.

La sécurité toujours à l'ordre du jour

Projet de port méthanier Rabaska Projet de port méthanier Rabaska

Les ministères et le promoteur de Rabaska ont par ailleurs été pressés de questions pointues en soirée par les opposants en ce qui concerne la sécurité.

Le directeur de Rabaska Glenn Kelly a admis qu'il y avait des risques d'accident, mais a mentionné qu'aucune fuite de gaz provenant d'un méthanier n'avait été répertoriée depuis 40 ans. « Toute activité humaine comporte un risque », a-t-il dit.

Pour sa part, Martin Blouin de la garde côtière a indiqué que l'ajout de 66 méthaniers dans le fleuve ne causerait pas de problèmes de gestion de contrôle du trafic maritime.

Aussi, le chef des pompiers de la ville de Lévis, Dominique Fortin, a affirmé que les pompiers seraient en nombre suffisant pour répondre à une catastrophe advenant un accident lié au port méthanier.

Ces réponses ont été loin de rassurer les opposants qui promettent de revenir à la charge.

Des échos au projet d'Énergie Cacouna

Par ailleurs, le feu vert conditionnel du BAPE au projet d'Énergie Cacouna au Bas-Saint-Laurent a eu des échos chez les opposants de Rabaska.

Pour les uns, cette autorisation pave la voie au projet Rabaska alors que d'autres estiment que le Québec n'aura pas besoin d'un autre terminal méthanier.

Pour leur part, les promoteurs de Rabaska affirment que le feu vert conditionnel du BAPE au projet de Gros Cacouna est une bonne nouvelle.

« Au niveau de la sécurité et de l'environnement, il semble que ça soit assez bien donc, ça va dans le même sens que ce que nous on affirme au niveau de la nécessité des ports méthanier et de leur sécurité », mentionne la porte-parole de Rabaska. Stéphanie Trudeau.

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