Des propriétaires fonciers se méfient

Un oléoduc Oléoduc (archives)

Près de 150 personnes ont assisté lundi soir à la séance d'information organisée par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) au sujet du projet de pipeline qu'Ultamar veut construire entre Lévis et l'est de Montréal.

Des propriétaires dont les terres seraient touchées par le passage de l'oléoduc craignent d'être tenus responsables de dommages éventuels causés au pipeline.

Plusieurs propriétaires fonciers de la Rive-Sud demeurent méfiants face à ce projet, notamment quant à leur responsabilité en regard des assurances.

De nombreux agriculteurs dont les terres seraient touchées par le passage de l'oléoduc craignent d'être tenus responsables de dommages causés au pipeline.

Ultramar estime être responsable de tout dommage qui pourrait être lié à son pipeline. L'entreprise se réserve toutefois le droit de rendre le propriétaire des terres fautif, selon la notion juridique de faute lourde, une notion qui implique un acte délibéré.

Louis Bergeron d'Ultramar a voulu mettre les choses en perspectives. « Si vous mettez le feu dans votre maison, il n'y a pas une compagnie d'assurances qui va vouloir vous indemniser. Maintenant, c'est la même chose. Il ne faut pas dramatiser et inventer des situations à peu près impossibles », a-t-il indiqué.

Ultramar a demandé au Bureau d'assurances du Canada de clarifier cette question qui entraînerait une hausse des primes d'assurances.

Si elle obtient le feu vert du gouvernement pour son projet, Ultramar entend commencer les travaux de construction du pipeline dès 2007, pour une mise en activité en 2008. Le projet pourrait créer 2000 emplois durant la construction.