
La firme du syndic Thibault Van Houtte refuse de dévoiler les honoraires obtenus dans la faillite des Industries Davie.
Le chantier maritime Industries Davie est en faillite depuis 2001 et la vente aux enchères des actifs de l'entreprise est prévue pour la mi-juin. Au fil des années, une dizaine d'acheteurs se sont manifestés pour relancer le chantier maritime, mais toutes les tentatives ont échoué.
Cette semaine, le conseiller Jean-Claude Bouchard de Lévis a soulevé un doute quant à la volonté du syndic Thibault Van Houtte de vendre le chantier.
« Faudrait peut-être un moment donné que le syndic prenne sur lui que son objectif, ce n'est pas de gérer le chantier durant les 100 prochaines années, c'est de le vendre », disait-il.
Jean-Claude Bouchard a affirmé que le syndic aurait empoché 10 millions de dollars depuis la faillite.
Selon le porte-parole du syndic, Luc Ouellet, ce chiffre est farfelu, mais il refuse de préciser la somme réelle:
« Ils n'ont pas à dévoiler sous quels honoraires ils travaillent, comme dans n'importe quelle faillite », soutient M. Ouellet.
Les cinq inspecteurs de la faillite ont autorisé les honoraires du syndic, mais tant que le tribunal n'en sera pas saisi, ce montant restera confidentiel. Les avocats du syndic eux, ont déjà obtenu les autorisations de la Cour. La firme Grondin, Poudrier a touché 950 000 $ sur le 1,1 million versé jusqu'ici.
Le professeur en droit de la faillite Jacques Deslaurier dit que la complexité de certains dossiers peut justifier de tels honoraires. Les créanciers peuvent les contester, mais ils le font rarement.
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