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Usine de déchiquetage de carcasses de voitures
AIM va de l'avant avec son projet à Lévis
Mise à jour le mardi 25 octobre 2005, 16 h 49 .


Les dirigeants d'AIM Québec ont donné, mardi matin, le coup d'envoi officiel aux travaux de construction de l'usine de déchiquetage de carcasses de voitures et de métaux, située près de l'incinérateur de Lévis.

L'entreprise affirme avoir obtenu l'autorisation du ministère du Développement durable et de l'Environnement et le permis de construction de la Ville de Lévis pour poursuivre son projet qu'elle qualifie de « vert ». Le projet présenté au ministère comprend de nombreuses précautions sur le plan environnemental.

Quant à l'injonction obtenue par des opposants au projet (l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique [AQLPA] et le Comité de restauration de la rivière Etchemin), AIM Québec affirme qu'elle s'y conforme puisque seuls les travaux autorisés par le ministère de du Développement durable et de l'Environnement sont en cours.

Les travaux doivent être parachevés au printemps 2006. L'entreprise emploiera une centaine de personnes. Il s'agit d'un investissement de 25 millions de dollars.

L'opposition continue

André Bélisle (archives)
Les groupes écologistes vont continuer à se battre pour bloquer la construction de cette usine.

Le porte-parole de l'AQLPA, André Bélisle, estime que l'entreprise cherche à les placer devant le fait accompli. Il ajoute que le ministère n'a pas répondu aux questions qui lui ont été posées concernant des liquides suspects qui s'écouleraient dans la rivière Etchemin au moins depuis juin dernier.

Les écologistes, qui croient que l'ancien dépotoir qu'AIM-Québec s'est contenté de remblayer représente une menace pour la rivière Etchemin, rappellent que la Cour supérieure leur a accordé le droit de procéder à leurs propres expertises du terrain. Mais, selon M. Bélisle, « la compagnie AIM et la Ville de Lévis sont allées en cour pour contester, donc on n'a jamais eu le droit de faire notre contre-expertise. On est en train de nous dire: "ce n'est pas si grave, on va commencer à bâtir différentes choses", mais pendant ce temps-là, il y a du lixiviat très inquiétant qui coule dans la rivière Etchemin. »

Extrait vidéoGhislain Beaulieu rapporte que l'entrepreneur se fait rassurant