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 | Projet de terminal méthanier Rabaska Des centaines de personnes manifestent leur opposition |  |  |  |  | Mise à jour le lundi 24 octobre 2005, 9 h 41 . |  |

Plus de 600 opposants au projet du port méthanier Rabaska, à Lévis, ont manifesté dans le port de Québec dimanche.
La plupart des manifestants ont fait la promotion de l'énergie éolienne plutôt que de l'énergie fossile, comme le gaz naturel, beaucoup plus polluante. Les opposants estiment que la construction d'une telle infrastructure à proximité de résidences et de terres agricoles les expose à des risques sérieux de sécurité, en plus de détériorer leur milieu de vie.
Les organisateurs de la manifestation ont cependant reçu comme une douche froide la publication d'un sondage CROP, la semaine dernière, qui révélait que les deux tiers des résidents de Lévis sont en faveur du projet de port méthanier.
 | Projet Rabaska
| Les défenseurs de Rabaska font généralement valoir que le projet de 700 millions de dollars, mené par un consortium formé par Gaz Métropolitain, Gaz de France et Enbridge, va créer entre 3000 et 3500 emplois directs et indirects.
Les groupes environnementaux attribuent cet appui au manque d'information des citoyens qui ne se sentent pas directement concernés par les enjeux environnementaux. Le plus jeune candidat à la mairie de Lévis, Mathieu Castonguay, croit aussi que les citoyens ne connaissent pas tous les impacts du projet Rabaska notamment quant à la quantité d'émissions de gaz à effet de serre. Il croit que les opposants doivent faire passer leur message avec plus de conviction. Mathieu Castonguay est le seul candidat dans la course à la mairie à s'opposer ouvertement au projet Rabaska. Les groupes environnementaux veulent étendre la campagne de sensibilisation aux résidents plus éloignés du site convoité par Rabaska.
Sur la Rive-Nord, la conseillère municipale responsable du dossier de l'environnement dans l'administration L'Allier, Ann Bourget, se dit elle aussi inquiète des conséquences du projet Rabaska. Bien qu'elle a indiqué au quotidien Le Soleil ne pas avoir d'opinion ferme, elle pense de plus en plus qu'il s'agit d'une mauvaise idée et craint que s'il y avait catastrophe, Québec serait concerné. Ann Bourget croit que la capitale doit profiter des audiences du BAPE, pour se faire entendre.
 | Stéphanie Trudeau
| La réaction de Rabaska à cette manifestation ne s'est pas fait attendre. La porte-parole du consortium a fait la tournée des salles de presse pour corriger ce qu'elle considère comme des faussetés véhiculées par certains leaders environnementaux. Stéphanie Trudeau insiste sur le fait que les méthaniers ne seraient pas un danger sur le Saint-Laurent.
« Rabaska va s'intégrer dans le trafic, vous le verrez dans l'étude d'impact, on parle de 60 navires dans déjà un flot de 2500 à 3000 navires. Ultramar, à titre d'exemple, accoste depuis 34 ans des pétroliers une à deux fois par semaine et ils n'ont jamais nui au trafic, il n'en sera pas autrement pour nous », soutient-elle.
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