Accueil
>
Nouvelles
Choisissez une région
Sudbury
Toronto
Windsor
Violence sexuelle : plus d'hommes agressés, peu de plaintes déposées
Mise à jour le dimanche 19 juin 2005, 16 h 47 .
Le nombre d'hommes qui demandent de l'aide dans la région parce qu'ils se sont faits agressés sexuellement, a continué d'augmenter ces dernières années.
Toutefois, le sujet demeure tabou et très peu de victimes portent plainte aux autorités, même si de plus en plus de services leur sont offerts.
L'organisme le Projet pour hommes d'Ottawa est un des seuls centres d'aide pour les victimes mâles d'agressions sexuelles au pays. À son ouverture en 1997, le Projet pour hommes aidait une quinzaine de clients.
Recrudescence
Le nombre d'hommes demandant de l'aide n'a cessé d'augmenter depuis. En 2003, le centre accueillait 213 nouveaux clients, sans compter les centaines d'hommes qui demandent des conseils par téléphone chaque année.
Pourtant, le nombre de dénonciations auprès des autorités pour agressions sexuelles chez les hommes n'a pas vraiment augmenté dans les dernières années.
Antoine Quenneville du Projet pour homme croit que les hommes ont peur d'être jugés : « Il y en a plusieurs qui n'ont pas rapporté l'incident, parce qu'ils avaient honte. Ils ne savaient pas où aller ou ils s'attendaient à être rejetés par l'intervenant à qui ils font le rapport, soit par la société en général. »
Comité d'intervention
Les services de police d'Ottawa et de Gatineau ont créé, avec les communautés gaies, lesbiennes, travesties et transexuelles, un comité qui permet de mieux intervenir lorsque des hommes se font agresser sexuellement.
Yves Martel de la police de Gatineau souligne l'importance de l'information : « À ce comité-là, les différentes communautés peuvent s'exprimer. Et s'il y a eu agressions sexuelles, il y a un suivi qui peut être accordé, un lien avec les services de police et les services d'aide, autant du côté ontarien que du côté québécois. »
Malgré les efforts déployés par les différents groupes, peu d'hommes agressés sexuellement se rendent devant les tribunaux. La peur d'être jugés ou encore d'être ridiculisés est un obstacle de taille, qui empêche les victimes de dénoncer leurs agresseurs.
Autres nouvelles régionales >>>
Toutes les nouvelles nationales et internationales >>>
© Radio-Canada. Tous droits réservés.